Encyclopédie de l’Islam

Get access Subject: Middle East and Islamic Studies
Éditée par: P.J. Bearman, Th. Bianquis, C.E. Bosworth, E. van Donzel, et W.P. Heinrichs

The Encyclopédie de l’Islam en Ligne is the French edition of the new (2nd) The Encyclopaedia of Islam Online.  The Encyclopaedia of Islam Online (2nd) is generally acclaimed as one of the major scholarly enterprises of the twentieth century. Its more than ten thousand pages are a mine of valuable information for any student and researcher of the Islamic world. All entries in The Encyclopaedia of Islam French Online are linked to the Encyclopaedia of Islam Online so users can easily switch from one language to the other.

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Yāʾ

(897 words)

Author(s): Blois, F.C. de
, 28e lettre de l’alphabet arabe, ayant pour valeur numérique 10. Il représente la semi-voyelle y et la voyelle longue ī, que les grammairiens analysent comme un i bref ( kasra) plus un yāʾ. A propos du ī final abrégé devant le hamzat al-waṣl, voir Wāw. Le yāʾ est employé également, comme le alif et le wāw,¶ en tant que «support» d’un hamza [ q.v.] en finale ou en médiane, ce qui probablement reflète la perte du hamza de l’ancien dialecte ḥid̲j̲āzī, dans certaines positions avec des glissements concomitants. Placé en fin de mot, l’ alif maḳṣūra (c’est-à-dire: ā long non suivi du hamza) s’écrit pa…

al-Yābānī

(780 words)

Author(s): Sato, T.
, terme arabe moderne désignant une personne d’origine japonaise. 1. L’Islam dans le Japon moderne. Lesjaponais commencèrent à recevoir des informations sur le monde musulman à travers les sources chinoises dès le VIIIe s. Cependant, ce n’est qu’au début du XVIIIe s. qu’une introduction substantielle au Moyen Orient et à l’Islam fut écrite en japonais par un confucéen, intellectuel et politicien, Arai Hakuseki (1657-1725); celle-ci s’appuyait principalement sur les questions posées à un missionnaire jésuite italien, Ciovanni Battista …

Yabg̲h̲u

(538 words)

Author(s): Bosworth, C.E.
(t.), (peut-être également, Yavg̲h̲u, l’ancien alphabet ‘runique’ ne différenciant pas b et v) titre turc ancien, trouvé dans les inscriptions d’Ork̲h̲on [ q.v.], pour désigner un office ou un rang dans la hiérarchie sous le Kag̲h̲an. Ce dernier le conférait généralement à un de ses parents proches avec la tâche d’administrer une partie des territoires dominés. C’était donc analogue au titre de S̲h̲ad̲h̲, que celui de Yabg̲h̲u devança dans l’empire turc ancien, [voir Turcs. 1. Histoire. 1. La période pré-islamique, dans EI 2, X, 728a-730b], La fonction semble avoir perdu de s…

Yābisa

(822 words)

Author(s): Soucek, S.
, nom arabe médiéval d’Ibiza (Catalan, Eivissa), île de la Méditerranée occidentale, faisant partie d’ al-Ḏj̲azāʾir al-s̲h̲arḳiyya «les îles orientales» [d’al-Andalus], à savoir les Baléares [voir Mayūrḳa et Minūrḳa, et leur Biblios.], nom également de sa ville principale qui est aussi son port le plus important. Ibiza est la plus petite des trois (superf. 572 km2); elle est située à 85 km au Sud-ouest de Majorque à mi-chemin de la côte espagnole (Cabo de la Nao, près de Denia). Elle est flanquée de l’île de Formentera, encore plus petite, à 4 km au…

Yabrīn

(347 words)

Author(s): G. R. Smith
, région sablonneuse de l’Arabie orientale, appartenant aux Banū Saʿd. Elle est située dans la région d’al-Baḥrayn [ q.v.], à trois étapes d’al-Falad̲j̲, et à deux étapes d’al-Aḥsāʾ [ q.v.] et de Ḥad̲j̲r (Yāḳūt, Buldān, éd. Beyrouth, V, 427). Les éditeurs d’al-Ḥasan b. ʿAbd Allāh al-Iṣfahānī, Bilād al-ʿArab, Riyāḍ 1968, 276 n. 3, sous Ḥamad al-Ḏj̲āsir et Ṣāliḥ al-ʿAli, affirment que Yabrīn est encore connue dans une région située à l’Ouest d’al-Aḥsāʾ et que le nom en a été corrompu (ou, plus probablement, sur-corrigé, en effet Ḏj̲ > y dans le parler de cette région) dans les travau…

Yabrūḥ

(539 words)

Author(s): Johnstone, Penelope C.
, (a.), la Mandragore (en anglais, Mandrake) Mandragora officinarum, Solanaceae, nommée également Atropa Mandragora L. et M. officinarum Mill (Moldenke); hébreu, dūdāʾim ou γabrūah̲. Plante herbacée vivace, commune dans la région méditerranéenne, ses feuilles d’un vert sombre, longue d’environ une trentaine de cm., surgissent au-dessus du niveau du sol. Les fleurs sont pourpres, ou d’un vert blanchâtre, les fruits sont de petites baies globulaires, d’une couleur allant du rouge à l’orange. Sa racine est souvent fourchue, et c’est elle qu’on désigne sous le terme yabrūḥ, la plan…

Yābura

(824 words)

Author(s): Picard, Ch.
, nom arabe de l’actuelle cité d’Évora, au Portugal. La Liberalitas Julia de l’époque romaine était devenue Elbora ou Erbora à l’époque wisigothique, nom repris sous la forme de Yābura, sans altération, par les auteurs arabes. L’histoire de la ville arabe présente plusieurs énigmes. Son destin est fort mal connu depuis la conquête arabe jusqu’au début du Xe siècle. Ibn al-Faraḍī en faisait le siège d’un ḳāḍī, et la cité était placée dans le district de Beja, capitale d’un d̲j̲und et siège d’un gouverneur depuis la conquête. Al-Rāzī indique son importance au Xe siècle en évoquant l’exis…

al-Yadālī

(1,003 words)

Author(s): Leconte, F.
(1096-1166/1685-1753), appellatif de Muḥammad b. al-Muk̲h̲tār b. Muḥammad (Maḥamm) Sāʿid al-Muk̲h̲tār b. ʿUmar b. ʿAlī b. Yaḥyā b. Yiddād̲j̲ Igd̲h̲aburg̲h̲a b. Yad̲h̲rinan Tags̲h̲umt ʿAḥsanuhum Bas̲h̲aratan. Sa nisba montre son appartenance ethnique à une des tribus Zawāyā, formant l’alliance pentarchique des Tas̲h̲ums̲h̲a; le groupe des Īdāw-dāy (fondateur éponyme Yiddād̲j̲ = Djaddu ʿAlī). Né à Tandagsammi, au cœur de la Gibla (Sudouest de la Mauritanie), dans la zone de l’Iguidi, où il meurt. Sa tombe se trouve au puits d’Intawfokt (Ḏh̲at al-S̲h̲ams). ¶ S’il fut un polygra…

Yada Tas̲h̲

(1,052 words)

Author(s): Bosworth, C.E.
(t.), litt. pierre de pluie, dans les textes arabes ḥad̲j̲ar al-maṭar, est une pierre magique grâce à laquelle son (ou ses) détenteur(s) pouvai(en)t faire apparaître pluie, neige, brouillard, etc. La connaissance et l’usage de ces pierres étaient largement répandus, en particulier en Asie Centrale, jusque très récemment. La croyance en l’existence de pierres et autres moyens servant à contrôler le temps météorologique a toujours existé, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Monde (voir Sir J. G. Frazer, The golden bough, a study in magic and religion, édit. abrégée, Londres 1922…

Yādgār

(4,075 words)

Author(s): Darley-Doran, R.E.
(p.), litt. «un souvenir» et, par extension, en numismatique, toute émission exceptionnelle de monnaies ou médailles à des fins variées mais non destinées à circuler en tant qu’espèces. Dans l’histoire musulmane, c’est le souverain qui avait personnellement la responsabilité et la prérogative de la frappe de la monnaie [voir Sikka], de même qu’il avait le privilège d’avoir son nom prononcé lors de la prière obligatoire du Vendredi [voir Ḵh̲uṭba]. En général, l’émission de monnaie a deux objectifs principaux. C’est d’abord un moyen d’échange entre un gouvernement …

Yāʾd̲j̲ūd̲j̲ wa-Māʾd̲j̲ūd̲j̲

(3,530 words)

Author(s): van Donzel, E. | Ott, Claudia
(Gog et Magog) sont les noms de peuples apocalyptiques connus de l’eschatologie biblique (Gen. X, Ez. XXXVIII et XXXIX, Apocalypse XX, 7-10) et Ḳurʾānique. Ḳurʾān XVIII, 93-8 parle de Ḏh̲ū l-Ḳarnayn qui construit contre ces peuples un rempart (Ar. sadd, radm) que Dieu Lui-même, à la fin des temps, nivellera. Ḳurʾān XXI, 96 est une métaphore apocalyptique: «Jusqu’enfin Yaʾd̲j̲ūd̲j̲ et Māʾd̲j̲ūd̲j̲ soient libérés et que de chaque hauteur ils descendent précipitamment ( yansilūna)» (trad. J. H. Kramers). I. Les noms La lecture Yād̲j̲ūd̲j̲ wa-Mād̲j̲ūd̲j̲. (sans hamza) était¶ préférée …

Yāfa

(1,779 words)

Author(s): , F. Buhl-[C.E. Bosworth]
, Yāfa, traditionnellement Jaffa, ancien Joppa, port d’accès à Jérusalem, avant le début de ī’époque moderne, depuis 1950 fait partie de la municipalité de Tel Aviv-Yafo dans l’État d’Israël (32° 05ʹ de lat. N., 34° 46ʹ de long. E.). Situé sur un promontoire de 30 m de hauteur, sur le littoral, par ailleurs rectiligne, de la Palestine centrale, Jaffa est une ville très ancienne. Les forces de Thutmosis III se sont emparé de la ville de Y-pw dépendant de Canaan au XVe s. av. J.C. et elle devint capitale provinciale à l’époque égyptienne du Nouvelle¶ Empire; depuis les années 1950, des fou…

Yāfiʿ

(425 words)

Author(s): G. R. Smith
, groupe important et ancien de tribus du Yémen qui s’installèrent dans les hautes chaînes de montagne du Sarw Ḥimyar, dans un rayon d’environ 120 km au Nord et au Nord-est d’Aden [voir ʿAdan]. Les Yāfiʿ est divisé en deux sultanats, s. supérieur et s. inférieur (voir la carte de Serjeant, dans Yāfiʿ, 84); al-Maḥd̲j̲aba est la capitale du premier et al-Ḳāra,¶ ancienne capitale des sultans des Banū Ḳāsid, celle du second. Chaque sultanat compte cinq tribus; pour le premier, ce sont les Kaladī, Saʿdī, Yazīdī, Yaharī et Nāk̲h̲ibī, et pour le second, les Muflaḥī, Mawsaṭī, Ẓabi, Buʿsī et Ḥaḍramī. L…

al-Yāfiʿī

(833 words)

Author(s): Geoffroy, É.
, ʿAbd Allāh b. Asʿad b. ʿAlī b. Sulaymān Abū l-Saʿāda ʿAfīf al-Dīn, savant et ṣūfī né au Yémen vers 698/1298. Son lieu exact de naissance n’est pas connu, mais nous savons que son père, ayant remarqué sa précocité intellectuelle et spirituelle, l’envoya étudier à Aden. Après avoir accompli son premier pèlerinage en 712/1313, il retourna au Yémen, où il s’adonna à la retraite et à la vie érémitique; c’est alors qu’il devint le disciple du maître ṣūfī ʿAlī al-Ṭawās̲h̲ī, avec lequel il resta lié jusqu’à…

Yafit̲h̲

(459 words)

Author(s): , B. Heller-[A. Rippin]
, Japhet dans la Bible. On ne trouve pas son nom dans le Ḳurʾān (bien qu’on parle de lui dans VII, 64, X, 73, XI, 40, XXIII, 27 et XXVI, 119), mais les exégètes connaissent bien tous les fils de Noé [voir Nūḥ]: Ḥām, Sām [ q.vv.] et Yāfit̲h̲ (la prononciation Yāfit est possible d’après al-Ṭabarī, I, 222). L’histoire biblique (Gen. IX. 20-7) du péché et du châtiment de Ḥām et de la bénédiction donnée à Sām et à Yāfit̲h̲ est connue dans la légende musulmane, mais celle-ci passe sous silence le fait que Noé ait planté de la vigne et qu’il se so…

Yaʿfurides

(5 words)

[Voir Yuʿfirides ].

Yāg̲h̲istān

(724 words)

Author(s): Siddiq, Mohammad Yusuf
, (p.) littéralement terre des rebelles, yāghī «rebelle», istān «région» se réfère à différents refuges utilisés par les Mud̲j̲āhidūn [voir Mud̲j̲āhid], contre les autorités britanniques au XIXe et au début du XXe siècles, dans les différents territoires de tribus indépendantes, habités principalement par les Pak̲h̲tūns/Pashtounes, dans l’arrière pays de ce qui devint la Province Frontière du Nord-ouest¶ (NWFP) de l’Inde Britannique: Mohmand Agency, Bunēr, Dīr, Swāt, Kohistān, Hazāra, et Čamarkand (qui s’étend jusque dans la province de Kunār en Afg̲h…

Yag̲h̲ma

(589 words)

Author(s): Bosworth, C.E.
, orthographié Yag̲h̲mā en arabe, tribu turque d’Asie Centrale mentionnée dans les récits des anciens Turcs, et les groupes tribaux qui les constituaient. P. Pelliot pensait que le chinois ϒangmo présupposait une forme nasalisée * Yangma (Notes sur leTurkestan” de M. W. Barthold, dans Toung-Pao, XXVII [1930], 17). Il existe des passages sur les Yag̲h̲ma dans Ḥudūd al-ʿālam, trad. 95-96, § 13, voire comment. 277-81, et dans Gardīzī, Zayn al-ak̲h̲bār, édit. Ḥabībī, Téhéran 1347/1968, 260. Abū Dulaf ne les mentionne pas par leur nom dans sa First Risāla, mais Marquart pensait que sa…

Yag̲h̲mā Ḏj̲andaḳī

(695 words)

Author(s): Minorsky, V.
, tak̲h̲allus ou pseudonyme du poète persan Mīrzā Abū l-Ḥasan Raḥīm (vers 1196-1276/vers 1782-1859), souvent appelé’par ses camarades poètes, Ḳaḥba-zan, «pute», expression qui parsemait abondamment ses poèmes obscènes. Il naquit à Ḵh̲ūr dans l’oasis de Ḏj̲andaḳ, dans le désert central du Das̲h̲t-i Kawīr, à peu près à michemin entre Yazd et Simnān. Il commença sa vie active comme gardien de chameaux mais, à l’âge de sept ans, ses dons naturels attirèrent l’attention du propriétaire de l’oasis, Ismāʿīl Ḵh̲ān ʿArab-i ʿĀmirī, dont plus tard il devint secrétaire ( muns̲h̲ī-bās̲h̲ī). So…

Yag̲h̲māʾī

(609 words)

Author(s): Gheissari, Ali
, Ḥabīb (né à Ḵh̲ūr, 17 décembre 1898, m. à Téhéran, 14 mai 1984), poète persan et éditeur d’ceuvres littéraires. Descendant du poète ancien ḳād̲j̲ār Yag̲h̲mā Ḏj̲andaḳī [ q.v.], Ḥabīb Yag̲h̲māʾī naquit dans la petite ville de Ḵh̲ūr près de Ḏj̲andaḳ et de Bīyābānak dans le désert central de la Perse. Il étudia d’abord avec son père, Ḥād̲j̲d̲j̲ Asad Allāh Muntak̲h̲āb al-Sādāt Ḵh̲ūrī, et quitta ensuite Ḵh̲ūr en 1916-17 pour les villes voisines de Dāmg̲h̲ān et de S̲h̲āhrūd afin de poursuivre ses études. A Dāmg̲h̲ān, il étudia …
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