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al-Ubulla

(750 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, ville en ʿIrāḳ médiéval située dans la région du delta du Tigre et de l’Euphrate, au Nord du Golfe Persique, et renommée comme tête de pont du commerce avec l’Inde et l’Orient. Elle se trouvait à l’Est d’al-Baṣra [ q.v.], sur la rive droite du Tigre et sur le flanc Nord du grand canal appelé Nahr al-Ubulla, qui était la principale artère fluviale d’al-Baṣra vers le Sud-est en direction du Tigre, et puis vers ʿAbbādān et la mer. La longueur qui est généralement donnée pour ce canal est de quatre farsak̲h̲s ou deux barīds (al-Muḳaddasī). On peut identifier al-Ubulla avec la ʿΑπολόγον ‘Εμ…

al-Ṭaff

(263 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, région du désert qui s’étend à l’ouest de Kūfa, le long de la plaine alluviale de l’Euphrate. Elle est plus élevée que les plaines riveraines du fleuve et forme la transition vers le plateau central de l’Arabie. Al-Ṭaff signifie, d’après les autorités citées par Yāḳūt Buldān III, 359, un terrain qui s’élève au dessus de son entourage, une bordure, une terrasse; le nom ne se trouve plus après le XIIIe siècle. Le terrain contient un certain nombre de sources dont l’eau coulait vers le Sud-ouest (v. par ex. Ibn al-Faḳīh, 187); la plus connue de ces sources était al…

Kūt al-ʿAmāra

(1,230 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Kelly, J.B.
, localité d’Irak (32o 30’ N, 45o 50’ E.) sur la rive gauche du Tigre, entre ʿAmāra et Bag̲h̲dād et à 160 km. à vol d’oiseau au Sud-est de la capitale. Kūt est le mot hindi kōt́ «forteresse» [voir Kōt́wāl] qui figure dans d’autres toponymes irakiens comme Kūt al-Muʿammir; Kūt al-ʿAmāra est souvent appelée simplement Kūt. Elle est située face à l’embouchure du S̲h̲aṭṭ al-Ḥayy (ou al-G̲h̲arrāf), un ancien canal qui fait communiquer le Tigre et l’Euphrate en plusieurs points de ce dernier, notamment à Nāṣiriyya et Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲. Le…

Meḥemmed Iv

(1,164 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, dix-neuvième sultan de la dynastie ottomane, qui régna de 1058 à 1099/1648-87. Sa passion excessive pour la chasse l’avait fait surnommer Awd̲j̲i̊ «le chasseur». Né le 30 ramaḍān 1051/2 janvier 1642, il était le fils du sultan Ibrāhīm [ q.v.] et de Ḵh̲adīd̲j̲a Turk̲h̲ān Sulṭān. Il fut mis sur le trône à Istanbul, à l’âge de sept ans, après la déposition, le 18 rad̲j̲ab 1058/8 août 1648, du sensuel et peut-être mentalement dérangé «Deli» Ibrāhīm, à un moment où ce dernier était le seul mâle adulte survivant de la maison de ʿOt̲h̲mān,…

Saḳārya

(804 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(forme ottomane Ṣaḳārya ou Saḳārya; turc mod. Sakarya), fleuve d’Asie Mineure, actuellement en Turquie. Il prend sa source près de Bayāt au Nord-est d’Afyūn Ḳara Hiṣār. Se dirigeant à l’Est, il entre dans le wilāyet ou il d’Ankara, où il poursuit son cours jusqu’au-dessus de Čaḳmaḳ après avoir reçu sur sa rive gauche le Sayyid G̲h̲āzī Ṣū et quelques autres affluents. Ensuite il se redresse vers le Nord en décrivant un arc autour de Siwri Hiṣār. Dans ce nouveau cours il reçoit sur la rive droite l’Engürü Sūyu venant d’Ankara et, pr…

Marzpāṅ

(1,356 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Morony, M.
, forme arabisée: Marzubān «gardien de la marche», «marquis», de l’avestique maraza et MParthe mrz «frontière» + pat «protecteur». La forme marzpān du moyen persan fait songer à une origine nord-iranienne. Ce terme a commencé à être employé comme titre d’un gouverneur militaire d’une province frontière de l’empire sāsānide au IVe ou au Ve siècle de J.-C., à l’époque où marz, marzpan et marzpanutʿiun (fonction de marzpān) ont été empruntés par l’arménien et marzbanā par le syriaque. La forme néo-persane marzbān, marzvān ou marzabān a été arabisée en marzubān (pl. marāziba, marāzib), pe…

Ḳūhistān

(2,519 words)

Author(s): Kramers, J.H.
ou Ḳuhistān est la forme arabisée de l’appellation persane Kūhistān, signifiant «contrée montagneuse» (de kūh «montagne», avec le suffixe - istān), et équivalant à la désignation arabe al-Ḏj̲ibāl. Comme le plateau iranien est riche en montagnes, on y trouve beaucoup d’endroits plus ou moins étendus auxquels on a donné le nom géographique de Ḳūhistān, ainsi que le fait déjà remarquer Yāḳūt (IV, 204). Beaucoup de ces désignations ont disparu par la suite. Ainsi al-Ḳazwīnī (éd. Wüstenfeld, 228) dit que le terme Ḳūhist…

Ṣu Bas̲h̲i̊

(747 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Bosworth, C. E.
(t.), dans l’organisation tribale turque, ancien titre désignant le «commandant de l’armée, des troupes». Le premier terme avait d’abord la forme , avec voyelle d’avant. Rien ne confirme que le mot ait été primitivement un emprunt au chinois (voir Sir Gérard Clauson, An etymological dict. of the pre-thirteenth century Turkish, Oxford 1972, 781). apparaît fréquemment dans les inscriptions de l’Ork̲h̲on [ q.v.], et probablement aussi dans celles du Ienisseï. Dans les premières, on trouve l’expression sü sülemek «faire une expédition militaire», et le titre de sü bas̲h̲i̊ existe…

ʿOt̲h̲mānli̊

(48,745 words)

Author(s): Bosworth, C.E. | Kramers, J.H. | Faroqhi, Suraiya | Alpay Tekin, Gönül | Köprülü, M. Fuad | Et al.
, nom d’une dynastie turque, d’origine og̲h̲uze [voir G̲h̲uzz], qui figure dans les sources européennes sous les formes Ottomans (angl. et fr.), Osmanlis (fr.), Osmanen (all.), etc. ¶ I. L’histoire politique et dynastique. II. L’histoire sociale et économique. III. La littérature. IV. La vie religieuse. V. L’architecture. VI. Les tapis et étoffes. VII. La céramique, le travail des métaux et les arts mineurs. VIII. La peinture. IX. La numismatique. I. L’histoire politique et dynastique, —1. Vue générale et chronologie de la dynastie. L’empire ottoman a été l’État islamique le …

S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām

(3,154 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bulliet, R. | Repp, R.C.
(a.), titre honorifique utilisé dans le monde musulman jusqu’au début du XXe siècle, et attribué essentiellement à des dignitaires religieux. 1. Histoire primitive du terme. Le titre apparut tout d’abord dans le Ḵh̲urāsān à la fin du IVe/Xe siècle. Alors que les titres honorifiques composés avec le mot Islām (comme ʿIzz-, Ḏj̲alāl-, et Sayf al-Islām), étaient portés par des personnes détentrices du pouvoir séculier (notamment les vizirs des Fāṭimides, cf. van Berchem dans ZDPV, XVI [1983], 101), le titre de S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām a toujours été réservé aux ʿulamāʾ et aux mystiques, co…

Muṣṭafā Pas̲h̲a, Bayraḳdār

(854 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
ou ʿĀlemdār, grand-vizir turc (1808), né à Rusčuḳ vers 1750. Fils d’un riche Janissaire, il se distingua dans la guerre contre la Russie sous Muṣṭafā III [ q.v.] et acquit à cette époque le surnom de bayraḳdār «porteétendard». Après la guerre, il vécut dans ses propriétés, près de Rusčuḳ et obtint la fonction semiofficielle d’ aʿyān [ q.v.] de Hezārgrād, puis de Rusčuḳ. Avec d’autres aʿyans, il prit part à l’action anti-gouvernementale à Edirne, mais il devint à la fin un appui digne de confiance du gouvernement. Ayant déjà reçu les fonctions honorifiques de ḳapi̊d̲j̲i̊ bas̲h̲i̊ et de mīr ak…

K̲h̲alīl Pas̲h̲a Ḥād̲j̲d̲j̲ī Arnawud

(862 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Groot, A. H. de
, grand-vizir sous le règne du sultan ottoman Aḥmed III, était un Albanais d’Elbaṣān, né vers 1065/1655. A l’époque où son frère aîné, Sinān Ag̲h̲a, était bostānd̲j̲i̊s bas̲h̲i̊ [ q.v.], il entra dans le corps des bostāndi̊s. Après la mort de son frère, vers 1105/1694, il fut attaché à Kalayli̊koz Aḥmed Pas̲h̲a, sous les ordres de qui il servit à Bag̲h̲dād, où son protecteur était beglerbegi. A son retour à Istanbul, Ḵh̲alīl devint k̲h̲āṣṣeki [ q.v.] et, en 1123/1711, bostānd̲j̲i̊ bas̲h̲i̊. Le 16 muḥarram 1128/11 janvier 1716, ayant été nommé beglerbegi d’Erzurum, il fut envoyé par l…

Muṣṭafā Iii

(1,473 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-sixième sultan ottoman qui était l’un des plus jeunes fils d’Aḥmed III; il naquit le 14 ṣafar 1129/28 janvier 1717 ( Sid̲j̲ill-i ʿ ot̲h̲mānī, I, 80). Lors de son avènement au trône, à la mort de ʿOt̲h̲mān III, le 16 ṣafar 1171/30 octobre 1757, son frère Meḥemmed, beaucoup plus populaire et héritier du trône, était mort peu avant, en rabīʿ I 1170/décembre 1756. La Turquie jouissait alors, depuis le traité de Belgrade de 1739, d’une période de paix avec ses voisins. Depuis décembre 1756, le très capable Rāg̲h̲ib Pas̲h̲a [ q.v.] était grand-vizir et il demeura le véritable admini…

Marzban-nama

(1,054 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bruijn, J.T.P. de
(également désigné sous la forme arabisée Marzubān-nāma), ouvrage en prose persane qui contient diverses histoires brèves servant d’exemples moraux; l’une d’entre elles, plus développée, et plusieurs autres moins importantes constituent un cadre qui les relient les unes aux autres. Il existe essentiellement en deux versions écrites dans un persan élégant contenant nombre de vers et d’expressions en arabe. Ces versions ont été établies indépendamment l’une de l’autre, au début du XIIIe siècle de J.-C, sur un original en dialecte du Ṭabaristān, aujourd’hui perdu. La…

Murād Ier

(2,139 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, d’après la tradition courante, troisième souverain de l’État ottoman, était le fils d’Ork̲h̲ān et de la noble Byzantine Nīlūfar. Bien que certaines sources ottomanes prétendent connaître l’année de sa naissance (le Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, I, 74, donne l’année 726/1326), cette date, comme toutes celles que donnent des sources turques se rapportant à cette période, est loin d’être certaine. Le nom de Murād (les sources grecques telles que Phrantzes ont ‘ΑμουράτηΣ, d’où les sources latines récentes ont Amurat̲h̲, tandis que les sources latines d’Italie contemporaines portent Mora…

Sīnūb

(3,066 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Faroqhi, Suraiya
, Sinope, en Turc moderne Sinop, ville et port de mer sur la côte septentrionale de l’Asie Mineure, dans la Paphlagonie classique, entre les embouchures du Saḳariya [ q.v.] et du Ḳi̊zi̊l İrmaḳ, et environ à distance égale des ports de Ṣamsūn et d’Ineboli, à 124 km au Nord-est de Ḳasṭamūnī [ q.v.]. C’est la célèbre ville de Σινώπη de l’antiquité, dont elle a gardé le nom; les auteurs musulmans la connaissent sous le nom de Sanūb (Abū l-Fidāʾ, 392 et Ibn Faḍl Allāh al-ʿUmarī, Masālik al-abṣār, éd. Quatre-mère, dans NE, XIII, 361), Ṣanūb (Ibn Baṭṭūṭa, II, 348), Sināb (Anon. Giese, 34; U…

ʿOt̲h̲mān Iii

(389 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-cinquième sultan de l’empire ottoman. Fils de Muṣṭafā II, il succéda à son frère Maḥmūd Ier, le 28 ṣafar 1168/14 décembre 1754. Il était né le 29 d̲j̲umādā II 1110/2 janvier 1699 ( Sid̲j̲ill-i ʿOt̲h̲mānī, I, 56) et se trouvait donc dans un âge assez avancé lorsqu’il fut appelé au trône. Son règne n’est pas rempli d’importants événements politiques. La période de paix, qui avait commencé avec la paix de Belgrade en 1152/1739, continuait; à l’intérieur seulement une série de séditions dans les régions frontières indiquaient…

Ḳarā

(236 words)

Author(s): Kramers, J.H. | RÈD
, mot turc signifiant «noir» et, d’une façon générale, «de couleur foncée». Il a d’ordinaire ce sens lorsqu’il constitue le premier élément d’un toponyme: par exemple Ḳarā Āmid (à cause des basaltes noirs sur lesquels est construite la forteresse), Ḳarā Dāg̲h̲ (Montagne Noire, à cause des épaisses forêts qui la couvrent). A côté de ḳarā, on trouve aussi le diminutif ḳarad̲j̲a. Dans les noms de personnes, ḳarā peut indiquer la couleur noire ou foncée des cheveux ou la teinte sombre de la peau; mais on emploie aussi ce terme pour marquer la puissance, et c’est d…

Sart

(589 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, nom turc ottoman d’un petit village de Lydie en Asie Mineure, l’ancien Sardes (αί ΣαρδεῖΣ des auteurs classiques; de là la forme Sard chez Sāmī Bey), capitale du royaume de Lydie, situé sur la rive gauche du Sart Çay (Pactole) un peu au Sud de son embouchure dans le Gediz Çay (Hermus). Dès la basse époque byzantine Sardes avait perdu beaucoup de son importance (comme siège d’un métropolite); elle avait été surpassée par Magnésie (turc Mag̲h̲nīsa) et Philadelphie (Ala S̲h̲ehir [ q.v.]); c’était toutefois encore une viile importante quand, au Ve/XIe siècle, les Turcs Sald̲j̲ūḳides fir…

Muṣṭafā Ii

(911 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-deuxième sultan ottoman, fils de Meḥemmed IV [ q.v.]. Né en 1664, il succéda à son oncle Aḥmed II le 21 d̲j̲umādā II 1106/6 février 1695, à une époque où l’empire était en guerre avec l’Autriche, la Pologne, la Russie et Venise. Le nouveau sultan fit, dans un remarquable k̲h̲aṭṭ-i s̲h̲erīf un appel à la guerre sainte et donna suite, malgré la décision du dīwān, à son désir de prendre part à la campagne contre l’Autriche. Après son départ, une révolte des Janissaires coûta la vie au grand-vizir, le defterdār ʿAlī Pas̲h̲a (24 avril 1695), et la campagne fut dirigée par le nouve…
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