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Your search for 'dc_creator:( "Morony, M." ) OR dc_contributor:( "Morony, M." )' returned 24 results. Modify search

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Kisrā

(851 words)

Author(s): Morony, M.
, forme arabe du nom persan Ḵh̲usraw, tirée du syriaque Kesrō ou Kosrō au VIe siècle de J. C.; le changement de consonne et de voyelle est dû au fait que la lettre étant employée en syriaque pour k et k̲h̲, elle fut prise comme représentant un k lors de l’emprunt par l’arabe; la voyelle u était passée en syriaque à i par dissimilation, et la finale devint alif maḳṣūra par contamination de la forme fiʿlā. Bien que Ḵh̲usraw existe en arabe, Kisrā est d’un emploi fréquent comme nom propre, et surtout pour désigner les rois sāsānides Kisrā Anūs̲h̲iwān (531-79 de J. C.) et K…

Sāsānides

(16,395 words)

Author(s): Morony, M.
, dynastie persane préislamique ¶ qui régna sur une large partie de l’Asie de l’Ouest de 224 jusqu’à 651 de notre ère. En arabe et dans l’usage moderne, le nom dynastique est dérivé de Sāsān, mentionné comme «seigneur» dans l’inscription de S̲h̲āpūr I [ q.v.] sur la Kaʿba de Zoroastre (SKZ). L’inscription de Narseh à Paikuli renvoie aussi au clan royal de Sāsānagān. Des noms théophores de la période parthe suggèrent que Sāsān peut avoir été une divinité mineure ou peut-être un ancêtre déifié. D’après le Kār-nāmag de la période sāsānide tardive, Sāsān était le beau-fils de Pāpak, …

Māh al-Baṣra

(421 words)

Author(s): Morony, M.
, «la Médie de Baṣra» désigne le district de Nihāwand [ q.v.] dont les impôts furent affectés à l’entretien des militaires d’al-Baṣra après la conquête d’al-Ḏj̲abal (Médie) par les Musulmans. Sayf b. ʿUmar affirme que cette disposition fut prise dès l’époque de ʿUmar b. al-Ḵh̲aṭṭāb (13-23/634-44), mais, d’après al-Balād̲h̲urī, Dīnawar et Nihāwand ne furent occupées par les troupes de Baṣra et de Kūfa respectivement qu’après la bataille de Nihāwand (21/642). Dès le califat de Muʿāwiya (41-60/661-80), la pop…

Maysān

(5,410 words)

Author(s): Streck, M. | Morony, M.
, nom arabe de la région située le long du Tigre dans le Sud-est du ʿIrāḳ; elle est appellée Μεσńνη par Strabon, Mēs̲h̲ān dans le Talmud babylonien, Mays̲h̲an en syriaque, Mēs̲h̲ān en moyen persan, Mēs̲h̲un en arménien et T’iao-tche (Chaldée) dans les sources Han. Les références les plus anciennes datant du Ier siècle de J.-C. indiquent que Μεσńνη, était un toponyme ethnique et désignait le pays du peuple appelé ΜεσηνόΣ qui demeurait le long du côté arabe de la côte au fond du golfe Persique (μαισανιτηΣ κολποΣ chez Ptolémée). Que ces peuples aie…

Marzpāṅ

(1,356 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Morony, M.
, forme arabisée: Marzubān «gardien de la marche», «marquis», de l’avestique maraza et MParthe mrz «frontière» + pat «protecteur». La forme marzpān du moyen persan fait songer à une origine nord-iranienne. Ce terme a commencé à être employé comme titre d’un gouverneur militaire d’une province frontière de l’empire sāsānide au IVe ou au Ve siècle de J.-C., à l’époque où marz, marzpan et marzpanutʿiun (fonction de marzpān) ont été empruntés par l’arménien et marzbanā par le syriaque. La forme néo-persane marzbān, marzvān ou marzabān a été arabisée en marzubān (pl. marāziba, marāzib), pe…

al-Madāʾin

(1,943 words)

Author(s): Streck, M. | Morony, M.
, «les villes» (pl. de madīna), traduction arabe de l’araméen Māḥōzē ou Medīnāt̲h̲ā qui désignait la métropole sāsānide située sur le Tigre, à une trentaine de km au Sud-est de la future Bag̲h̲dād; plusieurs villes contiguës, qui s’étendaient le long des deux rives du fleuve, étaient reliées par un pont de bateaux. C’était la capitale administrative de l’empire, la résidence d’hiver du roi, le siège de l’exilarque juif et du catholicos nestorien. Dans la population mêlée d’Araméens, de Persans et de …

Ṭassūd̲j̲

(255 words)

Author(s): Morony, M.
(a., pl. ṭasāsīd̲j̲), division territoriale, mot en arabe emprunté au persan moyen tasōk («un quartier»). Selon Frye, tasōk avait été employé sous les Sāsānides pour une subdivision de la ville de Nīs̲h̲āpūr [ q.v.], mais dans les sources arabes ṭassūd̲j̲ est employé normalement pour la subdivision rurale d’un kūra, principalement dans le Sawād [ q.v.] d’ʿIrāḳ. On dit qu’il y aurait eu 60 de ces divisions en ʿIrāḳ, correspondant parfois aux districts des canaux. Un ṭassūd̲j̲ était parfois équivalent à un rustāk [ q.v.] (pl. rasātīḳ) ou à une nāḥiya, bien que la présence d’une subdiv…

al-Nahrawān

(844 words)

Author(s): Morony, M.
, ville et système de canaux de la région du bas-Diyālā (Tāmarrā), à l’Est du Tigre, au ʿIrāḳ. La partie inférieure du canal principal peut avoir été à l’origine le cours inférieur du Diyālā et avoir irrigué les terres situées à l’Est de Ctésiphon, où des établissements en éventail, dès la période parthe, font penser à l’existence d’un système de canaux. Au VIe siècle de J.-C, un grand ensemble de canaux fut créé par le roi sāsānide Ḵh̲usraw Anūs̲h̲irwān (531-79) qui fit creuser un long canal d’alimentation, le Ḳātūl Kisrawī, qui, partant de la rive orient…

Mōbad̲h̲

(3,701 words)

Author(s): Guidi, M. | Morony, M.
«chef des Mad̲j̲ūs», forme néo-persane du moyen persan magupat (ancien persan *magupati); ce titre apparaît dans le parthe manichéen sous ia forme magbed, en arménien, mogpet ou movpet, en syriaque mōpatā en mōhpatë, en grec μαυῖπτάΣ, μαυπιάΣ, μαύτηΣ, μαύπηΣ et μάπτα et en arabe mawbad̲h̲ ou mūbad̲h̲, pl. mawābid̲h̲a. La réputation de ce prêtre zoroastrien touchant l’instruction religieuse et les attributions judiciaires a conduit al-Yaʿḳūbī à rendre ce terme par ʿālim al-ʿulamāʾ, tandis qu’al-Masʿūdī le rend par ḥafīẓ al-dīn et le fait dériver de mu = religion et bad̲h̲ = protecte…

Mazdak

(3,915 words)

Author(s): Guidi, M. | Morony, M.
, (ou Masdaḳ, Maždak), chef d’un mouvement religieux révolutionnaire dans l’Iran sāsānide, sous le règne de Ḳubād̲h̲, fils de Fīrūz/Kavād, fils de Pērōz (488-96,’ 498-9 à 531). Klima considère le nom de Mazdak comme un télescopage entre un nom iranien, Mazdak, Mizdak ou Muzdak («le légitimeur») et un nom sémitique, Mazdeḳ, de la racine zdḳ («droit»); il suggère aussi de voir en mazdak l’appellation des chefs de ce mouvement plutôt qu’un nom propre et même celle de ses membres (al-Mazdaḳān, al-Mazādiḳa dans des sources arabes ainsi qu’al-Mazdaḳiyya). Presque tout ce que l’on sait d…

Mad̲j̲ūs

(10,179 words)

Author(s): Morony, M.
(coll.; nom d’unité Mad̲j̲ūsī) désigne à l’origine une ancienne caste sacerdotale iranienne (anc. persan: magus̲h̲, accadien: magus̲h̲u, syriaque: mgōs̲h̲ā, grec: μάγοΣ), mais est employé ¶ en arabe pour désigner au premier chef les Zoroastriens. La caste sacerdotale s’identifiait étroitement à l’élite régnante de l’Iran sāsānide, où sa confession était la religion officielle de l’État et où elle possédait une organisation sociale et religieuse hiérarchisée. Les prêtres, nommés mōbad, hirbad, dastūr ou rat selon la situation et la fonction, avaient des attributions…

Mulūk al-Ṭawāʾif

(4,306 words)

Author(s): Morony, M. | Wasserstein, D.J.
«rois des divisions territoriales», expression employée, en arabe, par les historiens musulmans, pour désigner les gouverneurs régionaux de Perse pendant la période parthe ou arsacide, puis les chefs des principautés élevées sur les ruines de l’empire umayyade dans al-Andalus. I. — En Perse. Les informations des historiens des IIIe et IVe/IXe-Xe siècles proviendraient des ¶ ouvrages aujourd’hui perdus d’Ibn Ḵh̲urradād̲h̲bih, de Musā b. ʿĪsa al-Kisrawī, des mōbad̲h̲s [ q.v.] de S̲h̲īrāz, de (Bī)s̲h̲āpūr et du Fārs, des Ak̲h̲bār al-Furs de ʿUmar Kisrā, du S̲h̲āh-nāma de ʿAbd al-…

Mazdak

(3,779 words)

Author(s): Guidi, M. | Morony, M.
(also Mazdaḳ, Maz̲h̲dak), the leader of a revolutionary religious movement in Sāsānid Iran, during the reign of Ḳubād̲h̲, son of Fīrūz (Kavād, son of Pērōz) 488-96, 498-9 to 531). Klima regarded the name of Mazdak as a conflation of an Iranian name, Mazdak, Mizdak, or Muz̲h̲dak ("the justifier"), with a Semitic name, Mazdeḳ, from the root zdḳ (“righteous”). Klima also suggested that mazdak may have been what the leaders of this movement were called rather than a proper name, or even what its members were called (al-Mazdaḳān, al-Mazādiḳa in Arabic sources as well as al-Mazdaḳiyya). Almost …

Marzpān

(1,409 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Morony, M.
, Arabised form Marzubān , “warden of the march”, “markgrave”, from Av. marəza and M. Parth. mrz “frontier”, plus pat “protector”. The MP form marzpān suggests a north Iranian origin. It began to be used as the title of a military governor of a frontier province in the Sāsānid empire in the 4th or 5th centuries A.D. when marz , marzpan , and marzpanutʿin (marzpānate) appear as loan words in Armenian, and marzbanā as a loan word in Syriac. The NP form marzbān , marzvān or marzabān was Arabised as marzubān (pl. marāziba , marāzib ), possibly as early as the 6th century A.D. Arabic also formed a verb marz…

Māh al-Baṣra

(404 words)

Author(s): Morony, M.
, “the Media of Basra”, the district of Nihāwand [ q.v.], the taxes of which contributed to the support of the military population at al-Baṣra after the Muslim conquest of al-D̲j̲abal. Although Sayf ascribes this arrangement to the time of ʿUmar I (13-23/634-44), according to al-Balād̲h̲urī, al-Dīnawar and Nihāwand were occupied by Baṣran and Kūfan forces respectively after the battle of Nihāwand in 21/642. By the caliphate of Muʿāwiya (41-60/661-80), the Muslim population at al-Kūfa had increased and required an increase ¶ in revenues for their support, so al-Dīnawar was re…

Kisrā

(880 words)

Author(s): Morony, M.
, Arabic form of the Persian name K̲h̲usraw, derived from Syriac Kesrō or Kōrsrō by the 6th century A.D. The consonant and vowel changes occurred because was used for both k and kh in Syriac, and used here for the Persian kh, became k in Arabic. The first u became i by vowel dissimilation in Syriac, and the final vowel became an alif maḳṣūra by approximation to the fiʿlā form. Arabic lexicographers said there was no Arabic word ending in wāw with ḍamma after the first consonant, so K̲h̲usraw was put in the fiʿlā form and the kh became k to show that it was Arabicised. Although K̲h̲usraw occurs in Ar…

al-Madāʾin

(1,869 words)

Author(s): Streck, M. | Morony, M.
, "the cities" (pl. of al-madīna ), the Arabic translation of the Aramaic Māḥōzē or Medīnāt̲h̲ā referring to the Sāsānid metropolis on the Tigris about 20 miles southeast of Bag̲h̲dād where several adjacent cities connected by a floating bridge stretched along both banks of the river. This was the imperial administrative capital, the winter residence of the king, the home of the Jewish Exilarch and the seat of the Nestorian Catholikos. Among the mixed population of Aramaeans, Per…

Mulūk al-Ṭawāʾif

(4,180 words)

Author(s): Morony, M. | Wasserstein, D.J.
(a.) 1. In pre-Islamic Persia. “the kings of the territorial divisions” is the Arabic phrase used by Muslim historians originally for the regional rulers of the Parthian or Arsacid period, and afterwards also for the rulers of principalities which arose on the ruins of the Umayyad empire of al-Andalus. In the 3rd-4th/9th-10th centuries, their information is said to have come from the lost works of Ibn K̲h̲urradād̲h̲bih, Mūsā b. ʿĪsā al-Kisrawī, the mōbad̲h̲ s of S̲h̲īrāz, (Bī)s̲h̲āpūr, and Fārs, the Ak̲h̲bār al-Furs of ʿUmar Kisrā, the S̲h̲āh-nāma of ʿAbd al-Razzāḳ, a Taʾrīk̲h̲ sīnī m…

Maysān

(5,200 words)

Author(s): Streck, M. | Morony, M.
, the region along the lower Tigris River in southeastern al-ʿIrāḳ. This region is called Μεσήνη by Strabo, Mēs̲h̲an in the Babylonian Talmud, Mays̲h̲an in Syriac. Mēs̲h̲ān in Middle Persian, Mēs̲h̲un in Armenian, Maysān in Arabic, and T’iao-tche (Chaldaea) in the Han sources. The earliest references from the first century A.D. indicate that Μεσήνη was an ethnic toponym, the land of the people called Μεσηνός who lived along the Arabian side of the coast at the head of the Persian Gulf (Μαισανιτη…

al-Nahrawān

(787 words)

Author(s): Morony, M.
, a town and canal system in the lower Diyālā (Tāmarrā) region east of the Tigris River in al-ʿIrāḳ. The lower part of the canal may have been originally the lower course of the Diyālā and irrigated the land east of Ctesiphon, where fan like settlement patterns in the Parthian period already suggest the existence of branch canals. In the 6th century A.D., a major canal system was created by the Sāsānid ruler K̲h̲usraw Anūs̲h̲irwān (531-79) who dug a long feeder canal, the Ḳātūl al-Kisrawī, from …
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