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al-Maḥalla al-Kubrā

(574 words)

Author(s): Kramers, J. H.
ou Maḥalla Kabīr est la désignation actuelle d’une ville importante du delta du Nil, à quelque distance à l’Ouest du bras de Damiette, au Nord-est de Ṭanṭa. Elle est située sur le canal Turʿat al-Milāḥ, embranchement du Baḥr S̲h̲ībīn. Vu le grand nombre de noms géographiques égyptiens composés avec Maḥalla (voir la liste dans Muḥ. Ramzī, al-Ḳāmūs al-d̲j̲ug̲h̲rāfī li-l-bilād al-miṣriyya, Caire 1953-68, I, 404-9), l’identification de la ville avec des noms cités chez les anciens auteurs arabes présente quelque difficulté. Maspero et Wiet la déclarent iden…

Usrūs̲h̲ana

(711 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, nom d’une région s’étendant à l’Est du Farg̲h̲āna [ q.v.] dans le Mā warāʾ al-Nahr (Transoxiane) médiéval et située à présent sur la zone de contact entre l’Est de l’Ouzbekistan, le Nord-est du Tadjikistan et le Sud-ouest du Kirghizstan. L’ortographe Ūsrūs̲h̲ana est la plus répandue, bien que Yāḳūt (I, 245) dise que Us̲h̲rūshana est préférable. Dans les versions persanes du texte d’al-Iṣṭak̲h̲rī et dans le texte persan Ḥudūd al-ʿālam (éd. Barthold), on trouve le plus souvent Surūs̲h̲ana, tandis qu’Ibn Ḵh̲urradād̲h̲bih a quelquefois S̲h̲urūs̲h̲ana; la forme origi…

S̲h̲us̲h̲tar

(1,599 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
, S̲h̲ūs̲h̲tar, forme arabe Tustar, ville de la Perse du Sud-ouest, dans la province islamique médiévale d’Ahwāz [ q.v.], et actuellement dans l’ ustān du Ḵh̲ūzistān (lat. 32° 03' N., long. 48° 51' E.). Elle se dresse sur une falaise, à l’Ouest de laquelle passe le fleuve Kārūn [ q.v.], qui commence son cours moyen à quelques kilomètres au Nord de la ville. Cette situation donne à la ville une grande importance commerciale et stratégique et a rendu possibles les constructions hydrauliques, à cause desquelles la ville à joui de tout temps d’une…

Kisāʾī

(889 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Bruijn, J. T. P. de
, Mad̲j̲d al-dīn Abū l-Ḥasan, poète persan de la seconde moitié du IVe/Xe siècle. Dans des sources plus tardives, il porte la kunya d’Abfi Isḥāḳ, mais la forme indiquée ci-dessus se trouve déjà dans une source aussi ancienne que les Čahār makāla. La Dumyat al-ḳaṣr d’al-Bāk̲h̲arzī contient une référence à l’«ascète solitaire» ( al-mud̲j̲tahid al-mukīm bi-nafsi-h) Abu l-Ḥasan ʿAlī b. Muḥammad al-Kisāʾī de Marw qui pourrait bien être le poète (cf. A. A teş, giriş à son éd. du Kitāb Tarcumān al-Balāġa, 97 sq.). Le pseudonyme de Kisāʾī serait dû, d’après ʿAwfī, au mode de vie asc…

Murād Ii

(1,515 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(824-48, 850-5/1421-44, 1446-51), sixième souverain de l’empire ottoman, naquit en 806/1403-4 et monta sur le trône en d̲j̲umādā I 824/mai 1421, quand il arriva à Andrinople, quelques jours après la mort de son père, Meḥemmed Ier [ q.v.]; ce décès avait été tenu secret sur l’avis du vizir ʿIwaḍ Pas̲h̲a jusqu’à l’arrivée du nouveau sultan. Il avait résidé, en qualité de prince héritier, à Mag̲h̲nisa, et avait pris part à la répression de la révolte de Simawna Og̲h̲lu Bedr al-dīn. Immédiatement après son avènement, il dut faire face …

al-Nīl

(6,618 words)

Author(s): Kramers, J.H.
Le Nil est un des grands fleuves (long. ¶ environ 6648 km) qui, depuis le début, ont traversé le territoire de l’Islam, et dont les vallées et les deltas ont favorisé le développement d’un centre culturel autonome dans la civilisation islamique. Dans le cas du Nil, ce centre a influencé à diverses époques les événements culturels et politiques du monde de l’Islam. Ainsi le Nil a-t-il, à l’époque islamique, continué à jouer le même rôle que pendant les siècles qui l’ont précédée. Le nom al-Nīl, ou très souvent Nīl Miṣr, provient du grec ΝεῖλοΣ et se trouve déjà dans des source…

S̲h̲arīf Pas̲h̲a

(742 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
, Muḥammad, homme d’État égyptien sous les règnes des Ḵh̲édives Ismāʿīl et Tawfīḳ II était né au Caire en 1823 et d’origine turque. Son père habitait alors le Caire comme ḳāḍī l-ḳudāt envoyé par le Sultan. Quand, quelques dix années après, la famille se trouvait de nouveau passagèrement au Caire, Muḥammad ʿAlī [ q.v.] fit entrer le garçon dans l’école militaire nouvellement fondée par lui. Depuis ce temps toute sa carrière fut accomplie dans le service égyptien. S̲h̲arīf appartenait à la «Mission Égyptienne» envoyée à Paris pour l’enseignement sup…

Müned̲j̲d̲j̲im Bās̲h̲i̊

(609 words)

Author(s): Kramers, J.H.
Derwīs̲h̲ Aḥmed Dede b. Luṭf Allāh (m. 1113/1702), savant turc, poète ṣûfī et surtout historien, auteur d’une histoire générale en arabe, importante et célèbre, le Ḏj̲āmiʿ al-duwal. Son père, Lutf Allāh, était natif d’Éregli, près de Ḳonya. Lui-même naquit à Selānik dans la première moitié du XIIe/XVIIIe siècle et, après avoir achevé ses études, il servit pendant quinze ans à la k̲h̲āna mewlewie de Ḳāṣim Pas̲h̲a sous les ordres du s̲h̲ayk̲h̲ Ḵh̲alīl Dede ( Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, II, 287). Il étudia l’astronomie et l’astrologie et devint astrologue de la cour ( mūned̲j̲d̲j̲im bās̲h̲i…

Luṭf ʿAlī Beg

(1,030 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bruijn, J.T.P. de
b. Āḳā Ḵh̲ān, anthologue et poète persan également connu sous le pseudonyme d’Ād̲h̲ar qu’il adopta après avoir pris les noms de Wālih et de Nakhat. Il descendait d’une grande famille turcomane appartenant à la tribu des Begdīlī de Syrie (Begdīlī-i S̲h̲amlū) qui s’était ralliée au mouvement ḳizilbās̲h̲ [ q.v.] au IXe/XVe siècle; la famille s’était ensuite fixée à Iṣfahān, et nombre de ses membres avaient été au service des Ṣafawides et de Nādir S̲h̲āh en qualité d’administrateurs et de diplomates. Luṭfī ʿAlī Beg naquit le samedi 20 rabīʿ II 1134…

Muṣṭafā Pas̲h̲a, Lala

(692 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, fameux chef militaire dans l’histoire ottomane du XVIe siècle. On ne connaît pas la date de sa naissance. Natif de Ṣoḳol, il commença son service au Sarāy impérial. Il monta en grade sous le grand-vizir Aḥmad (960-2/1553-5), mais ne fut pas en faveur sous le successeur de ce dernier, Rustem Pas̲h̲a, qui fit de lui, en 1556, le lālā du prince Selīm avec l’intention de le perdre. Le résultat de cette nomination fut le contraire de ce qu’il en attendait: Muṣṭafā devint le principal instigateur des intrigues par lesquelles Selīm entra en conflit avec son …

Siwri Ḥiṣār

(556 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Bosworth, C. E.
, écrit aussi Sifri Ḥiṣār, c.-à-d. château fort (voir Aḥmed Wefīḳ, Lehče-i ʿOt̲h̲mānī, p. 459), nom turc ottoman de deux localités en Asie Mineure. 1. La plus importante est la moderne Sivrihisar de Turquie, dans l’ il (province) d’Eskişehir. Elle se trouve sur la route Eskişehir-Ankara, à peu près à mi-distance de chacune, au Sud de la rivière Porsuk et au Nord du cours supérieur du Saḳarya [ q.v.] (lat. 39° 29′ N., long. 31° 32′ E., ait. 1 050 m. Siwri Ḥiṣār se trouve du côté Nord de la chaîne du Günes̲h̲ Dag̲h̲, c’est sur cette montagne que la citadelle de la…

ʿOt̲h̲mān Ii

(844 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, seizième sultan de l’empire ottoman, né le 10 d̲j̲umādā II 1012/15 novembre 1603 (cf. Sid̲j̲ill-i ʿOt̲h̲mānī, I 56), était le fils du sultan Aḥmed Ier. Après la mort de son père en d̲h̲ū l-ḳaʿda 1026/novembre 1617, le frère de ce dernier avait été proclamé sultan sous le nom de Muṣṭafā Ier [ q.v.], mais ʿOt̲h̲mān, profitant de la faiblesse d’esprit de son oncle et secondé par le muftī Esʿad Efendi et le ḳi̊zlar ag̲h̲asi̊ Muṣṭafā, accéda au trône le 30 ṣafar 1027/26 février 1618 par un coup d’État. La jeunesse du nouveau souverain assura d’abord une influence prépondérante aux prom…

Sulṭān

(5,973 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E. | Schumann, O. | Kane, Ousmane
(a.), à l’origine, nom abstrait désignant «le pouvoir, l’autorité», mais prenant souvent au IVe/Xe siècle le sens de «détenteur du pouvoir, de l’autorité». Il a donc pu désigner des chefs provinciaux, parfois de faible envergure, qui détenaient le pouvoir en marge du calife. Au Ve/XIe siècle, il s’est appliqué à la puissance dominante dans les régions centrales du califat, les Grands Sald̲j̲ūḳs [voir Sald̲j̲ūḳides], qui dès le début ont porté ombrage aux ʿAbbāsides de Bāg̲h̲dād. Dans le monde turco-persan et indo-islamique, la forme féminine sulṭāna finit par désigner une femme…

Salamiyya

(2,797 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Daftary, F.
, ville au centre de la Syrie, dans le district de l’Oronte (Nahr al-ʿĀṣī), à environ 40 km au Sud-est de Ḥamāt et 58 km au Nord-est de Ḥims (concernant la situation exacte de la ville, voir la carte de Kiepert dans M. von Oppenheim, Vom Mittelmeer zum Persischen Golf, Berlin 1899, I, 124 sqq., et II, 401; National Géographie Atlas of the world, 5e éd., Washington D.C. 1981, 178-9). Salamiyya s’étend sur une plaine fertile, à 500 m au dessus du niveau de la mer, au Sud du Ḏj̲abal al-Aʿlā et en bordure de la steppe syrienne. La prononciation la plus ancienne …

Lala Meḥmed Pas̲h̲a

(377 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, grand-vizir ottoman sous le règne d’Aḥmed Ier. Il était d’origine bosniaque et apparenté à Meḥmed Ṣoḳollu Pas̲h̲a. L’année de sa naissance est inconnue. Après avoir reçu son instruction au Palais, il fut mīr-āk̲h̲ūr et devint, en 1003/1595, ag̲h̲a des Janissaires. L’année suivante, il participa aux guerres contre l’Autriche en qualité de beglerbegi de Roumélie et il commandait Esztergom (Gran; turc: Usturg̲h̲on) lorsque cette ville se rendit à l’armée autrichienne en muḥarram 1004/septembre 1595. Au cours des années suivantes, il fut plusieurs fois ser-ʿasker en Hongrie et, …

Mūs̲h̲

(1,026 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
(turc moderne, Muş), ville et province de l’Anatolie orientale, à l’Est du lac de Van et d’Ak̲h̲lāt [ q.v.] ou Ḵh̲ilāṭ (moderne Ahlat). La ville est située à 38° 44´ N. et 41° 30´ E. à une altitude de 1290 m/4 200 pieds, sur les contreforts de la vallée du Murad Su, plaine fertile dans laquelle sont cultivés depuis longtemps le blé, le tabac et les vignes et où passe aussi depuis quelques années la branche du chemin de fer menant d’Élâzig [voir Maʿmūrat al-ʿAzīz] vers l’Est, à Tatvan sur le littoral du lac de Van. À l’époque préislamique, c’était la ville principale du district arménien de…

Telk̲h̲īṣd̲j̲ī

(127 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, ou dans le style officiel, Telk̲h̲īṣī désignait le personnage chargé de composer le résumé, telk̲h̲īs, [ q.v.] et de le porter au palais où il était reçu par le chef des eunuques. Ainsi le telk̲h̲īṣd̲j̲ī était un des fonctionnaires du département du Grand Vizir; outre sa fonction de préparer les telk̲h̲īṣ il figurait encore dans plusieurs cérémonies officielles. Le telk̲h̲īṣd̲j̲ī du S̲h̲ayk̲h̲ al-islām, au moins à la dernière période, n’entrait plus en rapport direct avec le grand palais; les documents qu’il avait à présenter devaient passer tout d’abord …

Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲

(506 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, petite ville du ʿIrāḳ méridional, sur la rive droite de l’Euphrate (lat. 30° 53′ N., long. 46° 28′ E.), à quelque 40 km au Sud-est d’al-Nāṣiriyya [ q.v.] et à l’extrémité occidentale de la région de lacs et de marécages du Ḵh̲awr al-Ḥammār, à environ 160 km à vol d’oiseau de Baṣra. La ville est située au milieu de plantations de dattiers qui s’étendent le long du fleuve; la contrée marécageuse qui entoure la ville et qui s’étend jusqu’à Baṣra rend l’air très insalubre. Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲ fut fondée dans la première moitié du XVIIIe siècle comme marché ( sūḳ) de la confédération des Arabes M…

Ṣolaḳ

(213 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, nom d’un des corps de la garde personnelle du sultan dans l’ancienne organisation miitaire ottomane. Il comprenait quatre compagnies d’infanterie, ou ortas des Janissaires [voir Yeñi Čeri]. C’étaient à l’origine des archers ( ṣolaḳ = «gaucher», sans doute parce qu’ils portaient leur arc de la main ¶ gauche); il s’agissait des ortas 60 à 63. Chaque orta comptait cent hommes et était commandé par un ṣolaḳ bas̲h̲i̊ assisté de deux lieutenants ( rikāb ṣolag̲h̲i̊). Les ṣolaḳs étaient employés exclusivement comme gardes du corps, en même temps que l’odjak des peyks (messagers), comptant …

Sögüd

(505 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, en turc moderne Sögüt, petite ville d’Anatolie du Nord-ouest, dans l’ancienne Bithynie, actuellement dans l’ il (province) turque de Bilecik [voir Biled̲j̲ik] (lat. 40° 02′ N., long. 30° 10′ E., altitude 650 m). A l’époque ottomane, elle faisait partie du wilāyet de Ḵh̲udāwendigār, ou Bursa [ q.vv.]. Elle est située au Sud de la rivière Saḳarya entre Lefke et Eskişehir et séparée de chacun de ces deux endroits par une journée de marche ( Ḏj̲ihān-nümā). Sögüd se situe à l’entrée d’une gorge de montagne fort profonde et très étroite et s’élève en amphithéâtre; les envi…

al-Ubulla

(750 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, ville en ʿIrāḳ médiéval située dans la région du delta du Tigre et de l’Euphrate, au Nord du Golfe Persique, et renommée comme tête de pont du commerce avec l’Inde et l’Orient. Elle se trouvait à l’Est d’al-Baṣra [ q.v.], sur la rive droite du Tigre et sur le flanc Nord du grand canal appelé Nahr al-Ubulla, qui était la principale artère fluviale d’al-Baṣra vers le Sud-est en direction du Tigre, et puis vers ʿAbbādān et la mer. La longueur qui est généralement donnée pour ce canal est de quatre farsak̲h̲s ou deux barīds (al-Muḳaddasī). On peut identifier al-Ubulla avec la ʿΑπολόγον ‘Εμ…

al-Ṭaff

(263 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, région du désert qui s’étend à l’ouest de Kūfa, le long de la plaine alluviale de l’Euphrate. Elle est plus élevée que les plaines riveraines du fleuve et forme la transition vers le plateau central de l’Arabie. Al-Ṭaff signifie, d’après les autorités citées par Yāḳūt Buldān III, 359, un terrain qui s’élève au dessus de son entourage, une bordure, une terrasse; le nom ne se trouve plus après le XIIIe siècle. Le terrain contient un certain nombre de sources dont l’eau coulait vers le Sud-ouest (v. par ex. Ibn al-Faḳīh, 187); la plus connue de ces sources était al…

Kūt al-ʿAmāra

(1,230 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Kelly, J.B.
, localité d’Irak (32o 30’ N, 45o 50’ E.) sur la rive gauche du Tigre, entre ʿAmāra et Bag̲h̲dād et à 160 km. à vol d’oiseau au Sud-est de la capitale. Kūt est le mot hindi kōt́ «forteresse» [voir Kōt́wāl] qui figure dans d’autres toponymes irakiens comme Kūt al-Muʿammir; Kūt al-ʿAmāra est souvent appelée simplement Kūt. Elle est située face à l’embouchure du S̲h̲aṭṭ al-Ḥayy (ou al-G̲h̲arrāf), un ancien canal qui fait communiquer le Tigre et l’Euphrate en plusieurs points de ce dernier, notamment à Nāṣiriyya et Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲. Le…

Meḥemmed Iv

(1,164 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, dix-neuvième sultan de la dynastie ottomane, qui régna de 1058 à 1099/1648-87. Sa passion excessive pour la chasse l’avait fait surnommer Awd̲j̲i̊ «le chasseur». Né le 30 ramaḍān 1051/2 janvier 1642, il était le fils du sultan Ibrāhīm [ q.v.] et de Ḵh̲adīd̲j̲a Turk̲h̲ān Sulṭān. Il fut mis sur le trône à Istanbul, à l’âge de sept ans, après la déposition, le 18 rad̲j̲ab 1058/8 août 1648, du sensuel et peut-être mentalement dérangé «Deli» Ibrāhīm, à un moment où ce dernier était le seul mâle adulte survivant de la maison de ʿOt̲h̲mān,…

Saḳārya

(804 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(forme ottomane Ṣaḳārya ou Saḳārya; turc mod. Sakarya), fleuve d’Asie Mineure, actuellement en Turquie. Il prend sa source près de Bayāt au Nord-est d’Afyūn Ḳara Hiṣār. Se dirigeant à l’Est, il entre dans le wilāyet ou il d’Ankara, où il poursuit son cours jusqu’au-dessus de Čaḳmaḳ après avoir reçu sur sa rive gauche le Sayyid G̲h̲āzī Ṣū et quelques autres affluents. Ensuite il se redresse vers le Nord en décrivant un arc autour de Siwri Hiṣār. Dans ce nouveau cours il reçoit sur la rive droite l’Engürü Sūyu venant d’Ankara et, pr…

Marzpāṅ

(1,356 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Morony, M.
, forme arabisée: Marzubān «gardien de la marche», «marquis», de l’avestique maraza et MParthe mrz «frontière» + pat «protecteur». La forme marzpān du moyen persan fait songer à une origine nord-iranienne. Ce terme a commencé à être employé comme titre d’un gouverneur militaire d’une province frontière de l’empire sāsānide au IVe ou au Ve siècle de J.-C., à l’époque où marz, marzpan et marzpanutʿiun (fonction de marzpān) ont été empruntés par l’arménien et marzbanā par le syriaque. La forme néo-persane marzbān, marzvān ou marzabān a été arabisée en marzubān (pl. marāziba, marāzib), pe…

Ḳūhistān

(2,519 words)

Author(s): Kramers, J.H.
ou Ḳuhistān est la forme arabisée de l’appellation persane Kūhistān, signifiant «contrée montagneuse» (de kūh «montagne», avec le suffixe - istān), et équivalant à la désignation arabe al-Ḏj̲ibāl. Comme le plateau iranien est riche en montagnes, on y trouve beaucoup d’endroits plus ou moins étendus auxquels on a donné le nom géographique de Ḳūhistān, ainsi que le fait déjà remarquer Yāḳūt (IV, 204). Beaucoup de ces désignations ont disparu par la suite. Ainsi al-Ḳazwīnī (éd. Wüstenfeld, 228) dit que le terme Ḳūhist…

Ṣu Bas̲h̲i̊

(747 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Bosworth, C. E.
(t.), dans l’organisation tribale turque, ancien titre désignant le «commandant de l’armée, des troupes». Le premier terme avait d’abord la forme , avec voyelle d’avant. Rien ne confirme que le mot ait été primitivement un emprunt au chinois (voir Sir Gérard Clauson, An etymological dict. of the pre-thirteenth century Turkish, Oxford 1972, 781). apparaît fréquemment dans les inscriptions de l’Ork̲h̲on [ q.v.], et probablement aussi dans celles du Ienisseï. Dans les premières, on trouve l’expression sü sülemek «faire une expédition militaire», et le titre de sü bas̲h̲i̊ existe…

ʿOt̲h̲mānli̊

(48,745 words)

Author(s): Bosworth, C.E. | Kramers, J.H. | Faroqhi, Suraiya | Alpay Tekin, Gönül | Köprülü, M. Fuad | Et al.
, nom d’une dynastie turque, d’origine og̲h̲uze [voir G̲h̲uzz], qui figure dans les sources européennes sous les formes Ottomans (angl. et fr.), Osmanlis (fr.), Osmanen (all.), etc. ¶ I. L’histoire politique et dynastique. II. L’histoire sociale et économique. III. La littérature. IV. La vie religieuse. V. L’architecture. VI. Les tapis et étoffes. VII. La céramique, le travail des métaux et les arts mineurs. VIII. La peinture. IX. La numismatique. I. L’histoire politique et dynastique, —1. Vue générale et chronologie de la dynastie. L’empire ottoman a été l’État islamique le …

S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām

(3,154 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bulliet, R. | Repp, R.C.
(a.), titre honorifique utilisé dans le monde musulman jusqu’au début du XXe siècle, et attribué essentiellement à des dignitaires religieux. 1. Histoire primitive du terme. Le titre apparut tout d’abord dans le Ḵh̲urāsān à la fin du IVe/Xe siècle. Alors que les titres honorifiques composés avec le mot Islām (comme ʿIzz-, Ḏj̲alāl-, et Sayf al-Islām), étaient portés par des personnes détentrices du pouvoir séculier (notamment les vizirs des Fāṭimides, cf. van Berchem dans ZDPV, XVI [1983], 101), le titre de S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām a toujours été réservé aux ʿulamāʾ et aux mystiques, co…

Muṣṭafā Pas̲h̲a, Bayraḳdār

(854 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
ou ʿĀlemdār, grand-vizir turc (1808), né à Rusčuḳ vers 1750. Fils d’un riche Janissaire, il se distingua dans la guerre contre la Russie sous Muṣṭafā III [ q.v.] et acquit à cette époque le surnom de bayraḳdār «porteétendard». Après la guerre, il vécut dans ses propriétés, près de Rusčuḳ et obtint la fonction semiofficielle d’ aʿyān [ q.v.] de Hezārgrād, puis de Rusčuḳ. Avec d’autres aʿyans, il prit part à l’action anti-gouvernementale à Edirne, mais il devint à la fin un appui digne de confiance du gouvernement. Ayant déjà reçu les fonctions honorifiques de ḳapi̊d̲j̲i̊ bas̲h̲i̊ et de mīr ak…

K̲h̲alīl Pas̲h̲a Ḥād̲j̲d̲j̲ī Arnawud

(862 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Groot, A. H. de
, grand-vizir sous le règne du sultan ottoman Aḥmed III, était un Albanais d’Elbaṣān, né vers 1065/1655. A l’époque où son frère aîné, Sinān Ag̲h̲a, était bostānd̲j̲i̊s bas̲h̲i̊ [ q.v.], il entra dans le corps des bostāndi̊s. Après la mort de son frère, vers 1105/1694, il fut attaché à Kalayli̊koz Aḥmed Pas̲h̲a, sous les ordres de qui il servit à Bag̲h̲dād, où son protecteur était beglerbegi. A son retour à Istanbul, Ḵh̲alīl devint k̲h̲āṣṣeki [ q.v.] et, en 1123/1711, bostānd̲j̲i̊ bas̲h̲i̊. Le 16 muḥarram 1128/11 janvier 1716, ayant été nommé beglerbegi d’Erzurum, il fut envoyé par l…

Muṣṭafā Iii

(1,473 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-sixième sultan ottoman qui était l’un des plus jeunes fils d’Aḥmed III; il naquit le 14 ṣafar 1129/28 janvier 1717 ( Sid̲j̲ill-i ʿ ot̲h̲mānī, I, 80). Lors de son avènement au trône, à la mort de ʿOt̲h̲mān III, le 16 ṣafar 1171/30 octobre 1757, son frère Meḥemmed, beaucoup plus populaire et héritier du trône, était mort peu avant, en rabīʿ I 1170/décembre 1756. La Turquie jouissait alors, depuis le traité de Belgrade de 1739, d’une période de paix avec ses voisins. Depuis décembre 1756, le très capable Rāg̲h̲ib Pas̲h̲a [ q.v.] était grand-vizir et il demeura le véritable admini…

Marzban-nama

(1,054 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bruijn, J.T.P. de
(également désigné sous la forme arabisée Marzubān-nāma), ouvrage en prose persane qui contient diverses histoires brèves servant d’exemples moraux; l’une d’entre elles, plus développée, et plusieurs autres moins importantes constituent un cadre qui les relient les unes aux autres. Il existe essentiellement en deux versions écrites dans un persan élégant contenant nombre de vers et d’expressions en arabe. Ces versions ont été établies indépendamment l’une de l’autre, au début du XIIIe siècle de J.-C, sur un original en dialecte du Ṭabaristān, aujourd’hui perdu. La…

Murād Ier

(2,139 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, d’après la tradition courante, troisième souverain de l’État ottoman, était le fils d’Ork̲h̲ān et de la noble Byzantine Nīlūfar. Bien que certaines sources ottomanes prétendent connaître l’année de sa naissance (le Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, I, 74, donne l’année 726/1326), cette date, comme toutes celles que donnent des sources turques se rapportant à cette période, est loin d’être certaine. Le nom de Murād (les sources grecques telles que Phrantzes ont ‘ΑμουράτηΣ, d’où les sources latines récentes ont Amurat̲h̲, tandis que les sources latines d’Italie contemporaines portent Mora…

Sīnūb

(3,066 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Faroqhi, Suraiya
, Sinope, en Turc moderne Sinop, ville et port de mer sur la côte septentrionale de l’Asie Mineure, dans la Paphlagonie classique, entre les embouchures du Saḳariya [ q.v.] et du Ḳi̊zi̊l İrmaḳ, et environ à distance égale des ports de Ṣamsūn et d’Ineboli, à 124 km au Nord-est de Ḳasṭamūnī [ q.v.]. C’est la célèbre ville de Σινώπη de l’antiquité, dont elle a gardé le nom; les auteurs musulmans la connaissent sous le nom de Sanūb (Abū l-Fidāʾ, 392 et Ibn Faḍl Allāh al-ʿUmarī, Masālik al-abṣār, éd. Quatre-mère, dans NE, XIII, 361), Ṣanūb (Ibn Baṭṭūṭa, II, 348), Sināb (Anon. Giese, 34; U…

ʿOt̲h̲mān Iii

(389 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-cinquième sultan de l’empire ottoman. Fils de Muṣṭafā II, il succéda à son frère Maḥmūd Ier, le 28 ṣafar 1168/14 décembre 1754. Il était né le 29 d̲j̲umādā II 1110/2 janvier 1699 ( Sid̲j̲ill-i ʿOt̲h̲mānī, I, 56) et se trouvait donc dans un âge assez avancé lorsqu’il fut appelé au trône. Son règne n’est pas rempli d’importants événements politiques. La période de paix, qui avait commencé avec la paix de Belgrade en 1152/1739, continuait; à l’intérieur seulement une série de séditions dans les régions frontières indiquaient…

Ḳarā

(236 words)

Author(s): Kramers, J.H. | RÈD
, mot turc signifiant «noir» et, d’une façon générale, «de couleur foncée». Il a d’ordinaire ce sens lorsqu’il constitue le premier élément d’un toponyme: par exemple Ḳarā Āmid (à cause des basaltes noirs sur lesquels est construite la forteresse), Ḳarā Dāg̲h̲ (Montagne Noire, à cause des épaisses forêts qui la couvrent). A côté de ḳarā, on trouve aussi le diminutif ḳarad̲j̲a. Dans les noms de personnes, ḳarā peut indiquer la couleur noire ou foncée des cheveux ou la teinte sombre de la peau; mais on emploie aussi ce terme pour marquer la puissance, et c’est d…

Sart

(589 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, nom turc ottoman d’un petit village de Lydie en Asie Mineure, l’ancien Sardes (αί ΣαρδεῖΣ des auteurs classiques; de là la forme Sard chez Sāmī Bey), capitale du royaume de Lydie, situé sur la rive gauche du Sart Çay (Pactole) un peu au Sud de son embouchure dans le Gediz Çay (Hermus). Dès la basse époque byzantine Sardes avait perdu beaucoup de son importance (comme siège d’un métropolite); elle avait été surpassée par Magnésie (turc Mag̲h̲nīsa) et Philadelphie (Ala S̲h̲ehir [ q.v.]); c’était toutefois encore une viile importante quand, au Ve/XIe siècle, les Turcs Sald̲j̲ūḳides fir…

Muṣṭafā Ii

(911 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-deuxième sultan ottoman, fils de Meḥemmed IV [ q.v.]. Né en 1664, il succéda à son oncle Aḥmed II le 21 d̲j̲umādā II 1106/6 février 1695, à une époque où l’empire était en guerre avec l’Autriche, la Pologne, la Russie et Venise. Le nouveau sultan fit, dans un remarquable k̲h̲aṭṭ-i s̲h̲erīf un appel à la guerre sainte et donna suite, malgré la décision du dīwān, à son désir de prendre part à la campagne contre l’Autriche. Après son départ, une révolte des Janissaires coûta la vie au grand-vizir, le defterdār ʿAlī Pas̲h̲a (24 avril 1695), et la campagne fut dirigée par le nouve…

Muṣṭafā Iv

(621 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, vingt-neuvième sultan ottoman, fils de ʿAbd al-Ḥamīd Ier, né le 26 s̲h̲aʿbān 1193/19 septembre 1778 (Meḥmed T̲h̲üreyyā, Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, I, 81). Le parti anti-réformiste, dirigé par le ḳāʾim-maḳām Mūsā Pas̲h̲a et le muftī et soutenu par les Janissaires et les troupes auxiliaires des Yamaḳs, ayant détrôné Selīm III [ q.v.] le 21 rabīʿ I 1222/29 mai 1807, Muṣṭafā fut proclamé sultan. Immédiatement après, le corps dit niẓām-i d̲j̲edīd [ q.v.] fut dissous, et Ḳabaḳd̲j̲i Og̲h̲lu, le chef des Yamaḳs, fut fait commandant des forteresses du Bosphore. La Turquie é…

Ṣārliyya

(564 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, nom d’une communauté de Kākāʾīn ou Ahl-i Ḥaḳḳ [ q.v.] vivant au Nord du ʿIrāḳ dans un ensemble de six villages, quatre sur la rive droite du Grand Zab, et deux sur la rive gauche, non loin de son confluent avec le Tigre et à 45 km au Sud-sud-est de Mawṣil. Le principal village, où résidait le chef, s’appelait Wardak et se trouvait sur la rive droite; sur la rive gauche le plus grand village est Sufayya. Les Ṣārlīs, comme les autres sectes qu’on trouve en Mésopotamie (Yazīdis, S̲h̲abaks, Bād̲j̲ūrān), étaient très peu communicatifs quant à leurs croyances et à leurs prati…

Köy

(186 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, mot employé en turc occidental (par. ex. en ottoman et en tatar de Crimée; cf. Radloff, Versuch eines Wörterbuches der Türk-Dialecte, II, 1216) pour désigner un village. C’est la forme sous laquelle le turc a emprunté le mot persan guy (voir Bittner, Der Einfluss des Arabischen und Persischen auf das Türkische, dans 5 B. Ak. Wien, CXLII/3, 103) ou peut-être plus correctement kūy (Vullers, Lexicon; Burhān-i ḳāṭiʿ, 759), signifiant à l’origine «allée, rue». Dans la toponymie de l’empire ottoman, on trouve beaucoup de noms de localités composés avec köy, comme Bog̲h̲āz Köy, Ermeni Kö…

Müteferriḳa

(316 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(t.), nom d’un corps de gardes, qui fut spécialement affecté à la personne du sultan ottoman. Ce nom est également appliqué à un membre de cette garde. Leurs services étaient pareils à ceux des čawus̲h̲ [ q.v.]; dépourvus de caractère militaire, ils n’étaient pas seulement employés au service de la cour, mais pouvaient être chargés de plus ou moins importantes missions publiques ou politiques. Comme les čawus̲h̲, les müteferriḳa étaient une garde à cheval. Leur nom apparaît de bonne heure; dans une waḳfiyya de 847/1443, un nommé Ibrāhīm b. Isḥāḳ est cité comme en faisant part…

Muṣṭafā Ier

(511 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, quinzième sultan ottoman. Né en 1000/1591, il était le fils de Meḥemmed III. Il dut sa vie à l’inobservance du ḳānūn autorisant le meurtre de tous les frères d’un nouveau sultan. C’est ainsi qu’il fut appelé à succéder à son frère Aḥmed Ier, à la mort de ce dernier, le 23 d̲h̲ū l-ḳaʿda 1026/22 novembre 1617. Mais sa faiblesse d’esprit — qui, dit-on, le fit échapper à la mort à cause d’une crainte superstitieuse d’Aḥmed — le rendit absolument incapable d’exercer le pouvoir. Le fils d’Aḥmed, ʿOt̲h̲mān, qui se sentait des titres à la succ…

Lewend

(1,282 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Griswold, W.J.
, nom donné à deux sortes de milices ¶ d’irréguliers ottomans payés à la journée, l’une naviguant en mer ( deñiz), l’autre basée sur le continent ( ḳarā) mais remontant toutes deux à des temps anciens. Lewend peut provenir, dans son acception mari- time, de l’italien levantino (Sāmī, Ḳāmūs-i türkī) appliqué à l’origine par les Vénitiens aux soldats levés dans leurs possessions levantines et emprunté par le turc ottoman pour désigner des mercenaires recrutés dans les régions méditerranéennes, surtout dans la partie orientale de la Grèce et dans…

Mudīr

(256 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(a.), titre porté par les gouverneurs des provinces d’Égypte dites mudīriyya. L’emploi du mot mudīr dans ce sens est sans aucun doute d’origine turque. La fonction a été créée par Muḥammad ʿAlī quand, peu après 1813, il a réorganisé la structure administrative de l’Égypte et institué sept mudīriyyas, nombre qui a été modifié à plusieurs reprises. La principale attribution du mudīr consiste à contrōler l’administration industrielle et agricole et l’irrigation, tâche qui est exécutée par ses subordonnés, le maʾmūr, à la tête d’un markaz, et le nāẓir, chef du ḳism qui est aussi une sub…

Kirkūk

(3,533 words)

Author(s): Kramers, J. H. | Bois, Th.
est la plus grande ville de la région de Mésopotamie (44° 25′ Est, 35° 25′ Nord) limitée par le Petit Zāb au Nord-ouest, le Ḏj̲abal Ḥamrīn au Sud-ouest, le Diyālā au Sud-est et les chaînes du Zagros au Nord-est. Identifiée par certains (par ex. C. J. Gadd, dans Rev. d’Assyr. et d’Archéol. Orient., 1926 et par Sidney Smith) comme le site de l’ancienne cité d’Arrapha, Kirkūk participa à une révolte d’un fils de Salmanasar II (858-824 av. J.-C.) contre son père vieillissant; elle se souleva de nouveau sous le règne d’As̲h̲ur-dan III (771-754 av. J.-…

Mudīr

(262 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(a.), the title of governors of the provinces of Egypt, called mudīriyya . The use of the word mudīr in this meaning is no doubt of Turkish origin. The office was created by Muḥammad ʿAlī, when, shortly after 1813, he reorganised the administrative structure of Egypt, instituting seven mudīriyyas; this number has been changed several times. The chief task of the mudīr is the controlling of the industrial and agricultural administration and of the irrigation, as executed by his subordinates, viz. the maʾmūr , who administers a markaz , and the nāẓir who controls the ḳism

Siwri Ḥiṣār

(566 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
, also written Sifri Ḥiṣār , i.e. strong fortress (see Aḥmed Wefīḳ, Lehd̲j̲e-yi ʿOt̲h̲mānī , 459), the early Turkish and Ottoman name of two small towns in northwestern and western Anatolia respectively. 1. The more important one is the modern Turkish Sivrihisar, in the modern il or province of Eskişehir. It lies on the Eskişehir-Ankara road roughly equidistant from each, south of the course of the Porsuk river and north of the upper course of the Saḳarya [ q.v.] (lat. 39° 29′ N., long. 31° 32′ E., altitude 1,050 m/3,440 feet). …

Mūs̲h̲

(1,010 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
, modern Turkish Muş, a town and a province of eastern Anatolia lying to the west of Lake Van and Ak̲h̲lāṭ [ q.v.] or K̲h̲ilāṭ (modern Ahlat). The town lies in lat. 38° 44′ N. and long. 41° 30′ E. at an altitude of 1290 m/4,200 feet in the foothills of the valley which carries the Murad Su river—a fertile plain on which wheat, tobacco and vines have long been grown—and which in recent years has borne the railway branch from Elâziğ [see maʿmūrat al-ʿazīz ] eastwards to Tatvan on the shores of Lake Van. In the pre-Islamic period, it was the principal town of the Armenian district of Taraun (Hübschmann, ¶ Id…

Luṭf ʿAlī Beg

(1,060 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bruijn, J.T.P. de
b. Āḳā K̲h̲ān , Persian anthologist and poet, who is also known by his penname Ād̲h̲ar which he adopted after having used the names Wālih and Nak̲h̲at previously. He was descended from a prominent Turcoman family belonging to the Begdīlī tribe of Syria (Begdīlī-i S̲h̲āmlū) which had joined the Ḳi̊zi̊lbās̲h̲ movement [ q.v.] in the 9th/15th century. Afterwards, the family settled down in Iṣfahān. Many of his relatives served the later Ṣafawids and Nādir S̲h̲āh as administrators and diplomats. Luṭf ʿAlī Beg was born on Saturday 20 Rabīʿ II 1134/7 F…

ʿOt̲h̲mānli̊

(47,838 words)

Author(s): Bosworth, C.E. | Kramers, J.H. | Zachariadou, E.A. | Faroqhi, Suraiya | Alpay Tekin, Gönül | Et al.
, the name of a Turkish dynasty, ultimately of Og̲h̲uz origin [see g̲h̲uzz ], whose name appears in European sources as ottomans (Eng.), ottomanes (Fr.), osmanen (Ger.), etc. I. political and dynastic history 1. General survey and chronology of the dynasty The Ottoman empire was the territorially most extensive and most enduring Islamic state since the break-up of the ʿAbbāsid caliphate and the greatest one to be founded by Turkish-speaking peoples. It arose in the Islamic world after the devastations over much of the eastern and central lands of the Dār al-Islām

Kisāʾī

(944 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bruijn, J.T.P. de
, Mad̲j̲d al-Dīn Abu ’l-Ḥasan , a Persian poet of the second half of the 4th/10th century. In some later sources his kunya is given as Abū Isḥāḳ, but the form given above can be found already in an early source like the Čahār makāla . The Dumyat al-ḳaṣr by al-Bāk̲h̲arzī contains a reference to the “solitary ascetic” ( al-mud̲j̲tahid al-muḳīm bi-nafsihi ) Abu ’l-Ḥasan ʿAlī b. Muḥammad al-Kisāʾī of Marw who might very well be identical with this poet (cf. A. Ates, giriş to his edition of Kitāb Tarcumān al-balāġa , 97 f.). The pen name Kisāʾī would, according to ʿAw…

Marzpān

(1,409 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Morony, M.
, Arabised form Marzubān , “warden of the march”, “markgrave”, from Av. marəza and M. Parth. mrz “frontier”, plus pat “protector”. The MP form marzpān suggests a north Iranian origin. It began to be used as the title of a military governor of a frontier province in the Sāsānid empire in the 4th or 5th centuries A.D. when marz , marzpan , and marzpanutʿin (marzpānate) appear as loan words in Armenian, and marzbanā as a loan word in Syriac. The NP form marzbān , marzvān or marzabān was Arabised as marzubān (pl. marāziba , marāzib ), possibly as early as the 6th century A.D. Arabic also formed a verb marz…

al-Nīl

(6,769 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the river Nile. The Nile is one of the large rivers (length ca. 6,648 km./4,132 miles) which from the beginning have belonged to the territory of Islam, and the valleys and deltas of which have favoured the development of an autonomous cultural centre in Islamic civilisation. In the case of the Nile, this centre has influenced at different times the cultural and political events in the Islamic world. Thus the Nile has, during the Islamic period, continued to play the same part as it did during the centuries that preceded the coming of Islam. The name al-Nīl or, very often, Nīl Miṣr, goe…

Kirkūk

(3,649 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bois, Th.
, the biggest town of the region of Mesopotamia (44° 25′ E., 35° 25′ N.,) bounded by the Little Zab in the north-west, the D̲j̲abal Ḥamrīn in the south-west, the Diyālā in the south-east and the mountain chains of the Zagros in the north-east. It is identified by some (e.g. C. J. Gadd in Rev. d’Assyr. et d’Arch . Or., xxiii (1926), 64, and by Sidney Smith) as the site of the ancient city of Arrapḫa, and so Kirkūk participated in the revolt of the son of Shalmaneser II (850-824 B.C.) against his ageing father; again it rose up in the reign of Ashur Dan I…

Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲

(530 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, a small town in southern ʿIrāḳ, on the right bank of the Euphrates (lat. 30° 53′ N., long. 46° 28′ E.). It lies some 40 km/25 miles to the south-east of al-Nāṣiriyya [ q.v.] and at the western end of the K̲h̲awr al-Ḥammār lake and marshlands region, about 160 km/100 miles as the crow flies from Baṣra. The town is surrounded by date-groves extending along the river bank, but the marshy country, that extends into Baṣra, makes the air very unhealthy. Sūḳ al-S̲h̲uyūk̲h̲ was founded in the first half of the 18th century as a market-place ( sūḳ) of the confederation of the Muntafiḳ [ q.v.] Arabs; 4 hour…

Lala Meḥmed Pas̲h̲a

(377 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, grand vizier under Aḥmad I. He was a Bosnian by origin and a relation of Meḥmed Soḳollu Pas̲h̲a. The year of this birth is not given. After having had higher education ¶ in the palace, he was mīr-āk̲h̲ūr , and became in 1003/1595 ag̲h̲a of the Janissaries. In the next year he took part in the Austrian wars as beglerbegi of Rūmili and was commander of Esztergom (Gran, Turkish: Usturg̲h̲on) when this town capitulated to the Austrian army in Muḥarram 1004/September 1595. During the following years, Lala Meḥmed was several times ser-ʿasker in Hungary and when, in Ṣa…

Sakarya

(816 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(Ottoman orthography Saḳārya or Ṣaḳārya, modern Turkish Sakarya), a river in Turkey. It rises near Bayāt in the northeast of Āfyūn Ḳara Hiṣār. In its eastward course it enters the wilāyet or il of Ankara, through which it runs to a point above Čaḳmaḳ after receiving on its left bank the Sayyid G̲h̲āzī Ṣū and several other tributaries on the same side. It then turns northwards describing a curve round Siwri Ḥiṣār. Here it receives on the right bank the Engürü Sūyu from Ankara and near this confluence the Porsuk on the opposite …

ʿOt̲h̲mān III

(368 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, twenty-fifth sultan of the Ottoman empire (regn. 1168-71/1754-7) and son of Muṣṭafā II, succeeded his brother Maḥmūd I on 14 December 1754. He was born on 2 January 1699 ( Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, i, 56) and had therefore reached an advanced age when he was called to the throne. No events of political importance took place in his reign. The period of peace which had begun with the peace of Belgrade in 1739 continued; at home only a series of seditious outbreaks in the frontier provinces indicated the weakness of the empire. In the absence of any outstanding personality, the sultan was able to ¶ r…

Takrīt

(1,309 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
(popular pronunciation Tikrīt , cf. Yāḳūt), a town of ʿIrāḳ on the right bank of the Tigris to the north of Sāmarrāʾ 100 miles from Bag̲h̲dād divertly, and 143 by river, and at the foot of the range of the D̲j̲abal Ḥamrīn (lat. 34° 36′ N., long. 43° 41′ E., altitude 110 m/375 feet). Geographically, this is the northern frontier district of ʿIrāḳ. The land is still somewhat undulating; the old town was built on a group of hills, on on…

Sulṭān

(6,089 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E. | Schumann, O. | Kane, Ousmane
(a.), a word which is originally an abstract noun meaning “power, authority”, but which by the 4th/10th century often passes to the meaning “holder of power, authority”. It could then be used for provincial and even quite petty rulers who had assumed de facto power alongside the caliph, but in the 5th/11th century was especially used by the dominant power in the central lands of the former caliphate, the Great Sald̲j̲ūḳs [see sald̲j̲ūḳids. II, III.l], who initially overshadowed the ʿAbbāsids of Bag̲h̲dād. In the Perso-Turkish and Indo-Muslim worlds especially, the feminine form sulṭāna…

Ṣārliyya

(563 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the name of a group of Kākāʾīs or Ahl-i Ḥaḳḳ [ q.v.] living in northern ʿIrāḳ, in a group of six villages, four on the right bank of the Great Zab and two on its left one, not far from its confluence with the Tigris and 45 km/28 miles to the south-southeast of Mawṣil. The principal village, where the chief lives, is called Wardak, and lies on the right bank; the largest village on the left bank is Sufayya. The Ṣārlīs, like the other sects found in northern ʿIrāḳ (Yazīdīs, S̲h̲abaks, Bād̲j̲ūrān), are very uncommunicative with regard to their belief and religious practices,…

Ṣolaḳ

(210 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the name of part of the sultan’s bodyguard in the old Ottoman military organisation. It comprised four infantry companies or ortas of the Janissaries [see yeñi čeri ], and these were originally ¶ archers ( ṣolaḳ “left-handed”, presumably because they carried their bows in the left hand); they comprised ortas 60-63. Each orta had 100 men and was commanded by a ṣolaḳ bas̲h̲i̊ , assisted by two lieutenants ( rikāb ṣolag̲h̲i̊ ). The ṣolaḳs were used exclusively as bodyguards, together with the smaller (150 men) od̲j̲aḳ of the peyks (“messengers”) under the peyk bas̲h̲i̊

Müned̲j̲d̲j̲im Bas̲h̲i̊

(607 words)

Author(s): Kramers, J.H.
Derwīs̲h̲ Aḥmed Dede b. Luṭf Allāh (?-1113/?-1702), Turkish scholar, Ṣūfī poet and, above all, historian, being the author of a celebrated and important general history in Arabic, the D̲j̲āmiʿ al-duwal . His father Luṭf Allāh was a native of Eregli near Ḳonya. He was born in Selānik, in the first half of the 12th/18th century, received a scholarly education and served in his youth for fifteen years in the Mewlewī-k̲h̲āne of Ḳāsi̊m Pas̲h̲a under S̲h̲ayk̲h̲ K̲h̲alīl Dede ( Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī , ii, 287). Afterwards he studied astronomy and astrology and became court astrologer ( müned̲j…

Muṣṭafa Pas̲h̲a, Bayraḳdār

(858 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
or ʿAlemdār , Ottoman Turkish grand vizier in 1808, was the son of a wealthy Janissary at Rusčuḳ, born about 1750. He distinguished himself in the war with Russia under Muṣṭafā III, and acquired in these years the surname of bayraḳdār “standard-bearer”. After the war he lived on his estates near Rusčuḳ, and acquired the semi-official position of aʿyān [ q.v.] of Hezārgrād and later of Rusčuḳ. With other aʿyans he took part in an action against the government at Edirne, but became finally a reliable supporter of the government. Having already received the honorary offices of ḳapi̊d̲j̲i̊ bas̲…

S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām

(3,228 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bulliet, R. | Repp, R.C.
(a.), an honorific title in use in the Islamic world up to the early 20th century, applied essentially to religious dignitaries. 1. Early history of the term. The tide first appears in K̲h̲urāsān towards the end of the 4th/10th century. While honorific tides compounded with Islām (like ʿIzz-, D̲j̲alāl-, and Sayf al-Islām) were borne by persons exercising secular power (notably the viziers of the Fatimids, cf. M. van Berchem, in ZDPV, xvi [1893], 101), the tide of Shaykh al-Islām has always been reserved for ʿulamaʾ and mystics, like other titles of honour whose first part is S̲h̲ayk̲h̲

Lewend

(1,213 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Griswold, W.J.
, the name given to two kinds of Ottoman daily-wage irregular militia, one sea-going ( deñiz ), the other land-based ( ḳarā ), both existing from early times. The word may derive in its maritime sense from the Italian levantino (S̲h̲. Sāmī, Ḳāmūs-i Türkī ), used originally by Venetians for soldiers recruited from their Levantine possessions, and then passing into ¶ Ottoman Turkish as a term for mercenaries recruited from the Mediterranean regions, especially the eastern lands and islands of Greece, Dalmatia and western Anatolia. Som…

Ḳūhistān (p.) or Ḳuhistān

(2,458 words)

Author(s): Kramers, J.H.
is the arabicised form of the Persian name Kūhistān meaning a mountainous country (derived from kūh , “mountain” with the sufix -istān ) and corresponds to the Arabic designation al-D̲j̲ibāl. As the Iranian plateau is very mountainous, we find many more or less extensive areas in it to which the name Ḳūhistān has been given, as Yāḳūt has already remarked (iv, 204). Many of these names have disappeared in course of time. Thus Ḳazwīnī (ed. Wüstenfeld, 228) says that the term Ḳūhistān is used for Media, which other geographers always call al-D̲j̲ibāl. In the S̲h̲āh-nāma

Müteferriḳa

(311 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(t.), the name of a corps of guards, who were especially attached to the person of the sultan at the Ottoman Turkish court. The name is also applied to a member of the guard. Their occupations were similar to those of the Čawus̲h̲ [ q.v.], not of military character, nor for court service only, but they were used for more or less important public or political missions. Like the Čawus̲h̲, the Müteferriḳa were a mounted guard. The name appears early, e.g., in a waḳfiyya of 847/1443, one Ibrāhīm b. Isḥāḳ is mentioned as being one. In later times there were ¶ two classes, the gedikli or ziʿāmetli

Muṣṭafā IV

(643 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the twenty-ninth sultan of the Ottoman Empire (1222-3/1807-8), was a son of ʿAbd al-Ḥamīd I and was born on 26 S̲h̲aʿbān 1193/19 September 1778 (Meḥmed T̲h̲üreyyā, Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī , i, 81). When the anti-reform party, headed by the ḳāʾim-maḳām Mūsā Pas̲h̲a and the muftī, and supported by the Janissaries and the auxiliary troops of the Yamaḳs, had dethroned Selīm III [ q.v.] on 21 Rabīʿ I 1222/29 May 1807, Muṣṭafā was proclaimed sultan. Immediately afterwards, the niẓām-i d̲j̲edīd ¶ [ q.v.] corps was dissolved and Ḳabaḳd̲j̲i-og̲h̲lu, the leader of the Yamaḳs, was mad…

Muṣṭafā Pas̲h̲a, Lala

(671 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, famous Ottoman commander of the 10th/16th century, d. 988/1580. The date of his birth is not given. He was a native of Soḳol, and began his service in the imperial palace. He rose in rank under the grand vizier Aḥmed (960-2/1553-5), but was not in favour with the latter’s successor Rüstem Pas̲h̲a, who made him in 963/1556 lālā to prince Selīm with the object of ruining him. The outcome of this nomination was the contrary of what was expected; Muṣṭafā became the chief originator of the intrigues by which Selīm came into conflict …

Murād II

(1,480 words)

Author(s): Kramers, J.H.
(824-48, 850-5/1421-44, 1446-51), sixth ruler of the Ottoman Empire, was born in 806 (1403-4) and ascended the throne in D̲j̲umādā I 824/May 1421, when he arrived in Edirne some days after his father Meḥemmed I’s death; his decease had been kept secret on the advice of the vizier ʿIwaḍ Pas̲h̲a until the new sultan’s arrival. As crown prince he had resided at Mag̲h̲nisa, and he had taken part in the suppression of the revolt of Simawna-Og̲h̲lu Bedr al-Dīn [ q.v.]. Immediately after his accession he had to face the pretender known in Turkish history as Düzme Muṣṭafā [ q.v.] and his ally D̲j̲un…

Salamiyya

(2,862 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Daftary, F.
, a town in central Syria in the district of Orontes (Nahr al-ʿĀṣī), about 25 miles south-east of Ḥamāt and 35 miles north-east of Ḥimṣ (for the town’s exact situation, see Kiepert’s map in M. von Oppenheim, Vom Mittelmeer zum Persischen Golf , Berlin 1899, i. 124 ff., and ii, 401; National Geographic Atlas of the World , 5th ed., Washington D.C. 1981, 178-9). Salamiyya lies in a fertile plain 1,500 feet above sea level, south of the D̲j̲abal al-Aʿlā and on the margin of the Syrian steppe. The older and more correct pronunciation…

al-Ṭaff

(265 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the desert region that lies west of Kūfa along the alluvial plain of the Euphrates. It is higher than the low-lying ground by the river and forms the transition to the central Arabian plateau. According to the authorities quoted by Yāḳūt, Buldān , iii, 359, al-ṭaff means an area raised above the surrounding country or fringe, edge, bank; the name is not found after the 13th century. The district contains a number of springs, the waters of which run ¶ southwest (cf. Ibn al-Faḳīh, 187). The best known of these wells was al-ʿUd̲h̲ayr. From its geographical position al-Ṭaff w…

S̲h̲arīf Pas̲h̲a

(773 words)

Author(s): Kramers, J.H. | Bosworth, C.E.
, Muḥammad (1823-87), Egyptian statesman in the reigns of the Khedives Ismāʿīl and Tawfīk. He was of Turkish origin and was born in Cairo, where his father was then acting as ḳāḍī ’l-ḳuḍāt sent by the sultan. When some ten years later the family was again temporarily in Cairo, Muḥammad ʿAlī [ q.v.] had the boy sent to the military school recently founded by him. Henceforth, his whole career was to be spent in the Egyptian service. S̲h̲arīf was a member of the “Egyptian mission” sent to Paris for higher education which included the future Khedives…

Telk̲h̲īṣd̲j̲i

(134 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, or in the official style, Telk̲h̲īṣī , was the individual of the Ottoman Turkish administration appointed to prepare the précis called telk̲h̲īṣ [ q.v.] and to take it to the palace, where it was handed over to the chief of the eunuchs. The telk̲h̲īṣd̲j̲i was therefore an official of the Grand Vizier’s department; in addition to preparing the telk̲h̲īṣ, he took part in several official ceremonies. The telk̲h̲īṣd̲j̲i of the S̲h̲ayk̲h̲ al-Islām was not—at least in the later period—in direct communication with the palace; documents presented by him had to pass first …

Muṣṭafā II

(906 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the twenty-second Ottoman sultan (1106-15/1695-1703), was a son of Meḥemmed IV [ q.v.]. Born in 1664, he succeeded to his uncle Aḥmed II on D̲j̲umādā II 1106/6 February 1695, at a time when the empire was at war with Austria, Poland, Russia and Venice. The new sultan in a remarkable k̲h̲aṭṭ-i s̲h̲erīf proclaimed a Holy War and carried out, against ¶ the decision of the Dīwān , his desire to take part in the campaign against Austria. Before his departure a mutiny of the Janissaries had cost the grand vizier Defterdār ʿAlī Pas̲h̲a his life…

Ḳarā

(259 words)

Author(s): Kramers, J.H.
, the Turkish word for “black” or “dark colour” in general. It is commonly used with this meaning as the first component of geographical names e.g., Ḳarā Āmid (on account of the black basalt of which this fortress is built), Ḳarā Dag̲h̲ (on account of its dark forests), etc. Besides Ḳarā we find in place names the diminutive form Ḳarad̲j̲a. In personal names, ḳarā may refer to the black or dark brown colour of hair or to a dark complexion. It has, however, at the same time the meaning “strong, powerful”, and should be interpreted in th…

Kirkūk

(1,587 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, a town in Mesopotamia, in 44° 25′ E. Long, and 35° 25′ N. Lat., the largest town in the district bounded by the Little Zāb in the north-west, the Ḏj̲abal Ḥamrīn to the southwest, the Diyālā to the south-east, and the chain of the Zagros to the north-east. This territory, which even in the days of the ancient Babylonian empire and later in the Assyrian empire was much exposed to the raids of the hill-peoples of the north-east, was called under the Sāsānids, Gamarkān (Moses of Ḵh̲urene) and in Syriac sources Bēth Garmē; the town of Kirkūk is called in these sources Kark̲h̲ā de Bēth Selōk̲h̲. The pro…

Munad̲j̲d̲j̲im Bas̲h̲i̊

(542 words)

Author(s): Kramers, J. H.
is the name by which the author of the most important general historical work written in Turkey is known. His real name was Aḥmad Efendi, son of Luṭf Allāh, a native of Eregli near Ḳonya. He was born in Selānik, in the first half of the xvith century, received a scholarly education and served in his youth for fifteen years in the Mewlewī-k̲h̲āne of Ḳāsim Pas̲h̲a under S̲h̲aik̲h̲ Ḵh̲alīl Dede ( Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, ii. 287). Afterwards he studied astronomy and astrology and became court astrologer ( munad̲j̲d̲j̲im bas̲h̲i̊) in 1078 (1667—1668). In 1086 (1675—1676) he was admitte…

Siwri Ḥiṣār

(491 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, also written Sifri Ḥiṣār, i.e. strong castle (cf. Aḥmed Wefīḳ, Lehče-i ʿOt̲h̲mānī, p. 459), the name of two places in Asia Minor. 1. A little town lying in the centre of the plateau bounded on south and east by the upper course of the Saḳariya and in the north by the Pursāḳ, c. 85 miles southwest of Angora. Siwri Ḥiṣār is on the northern slope of the Günes̲h̲ Dag̲h̲; the citadel of the town was built on this mountain. The town does not date beyond the Sald̲j̲ūḳ period and has no remains of archaeological interest. But it was already known as a strong place to Ḳazwīnī ( Geography, ed. Wüstenfeld, p. …

Otrār

(490 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, a town on the right bank of the Sīr Daryā (Saiḥūn), a little south of its ¶ tributary the Aris. The name is found as a geographical term for the first time in Yāḳūt (i. 310) as Uṭrār but Ṭabarī (iii. 815—816) already knows of a prince called Utrār-banda as a rebel vassal of the Caliph al-Maʾmūn. The place that Maḳdisī calls Tarār Zarāk̲h̲ ( B G A, iii. 263, 274) in the district of Isbīd̲j̲āb must be quite a different place. Otrār may perhaps be the same as the capital of the district of Fārāb [q. v.], a town which replaced the older one of Kadar (mentioned by …

Saḳārya

(738 words)

Author(s): Kramers, J. H.
(sometimes Ṣaḳārya), a river in Asia Minor. It rises near Bayāt in the northeast of Āfiyūn Ḳara Hiṣār. In its eastward course it enters the wilāyet of Angora through which it runs to a point above Čaḥmaḳ after receiving on its left bank the Saiyid G̲h̲āzī Ṣū and several other tributaries on the same side. It then turns northwards describing a curve round Siwri Hiṣār. Here it receives on the right bank the Engürü Sūyu from Angora and near this confluence the Pursaḳ on the opposite bank. A little to the south of this point is the bridge of the Eski-S̲h̲ehir-Angora railway. ¶ Farther on, towards th…

Naṣarā

(6,896 words)

Author(s): Tritton, A. S. | Kramers, J. H.
Christians, more especially the adherents of the Oriental churches living under Muslim rule (differentiated from Rūm “Greek Christians”, Ifrand̲j̲ “Western Christians”). The word is derived from the Syriac Naṣrāyā (Horovitz, Koran. Untersuchungen, p. 144 sqq.); the Arabic singular is Naṣrānī. A. Before Islām. A complete investigation of the materials for the history of Christianity in Arabia and among the Arabs before the rise of Islām has not yet been made, and only the principal facts can be summarily given here. Christianity naturally spread into Arabia from Syria and al…

Muḥammad Pas̲h̲a, Balṭad̲j̲i̊

(599 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, grand vizier, was born about 1660 in the town of ʿOt̲h̲mānd̲j̲i̊ḳ and, after an education in the imperial palace, entered the corps of the balṭad̲j̲i̊s,. On account of his beautiful voice he acted for some time as müʾed̲h̲d̲h̲in: later on he became a scribe and rose rapidly in this career. In 1703, at Aḥmad III’s accession, he became mīr-āk̲h̲or and was made Ḳapudan Pas̲h̲a in November 1704. In December of the same year he obtained the grand vizierate as successor of Ḳalayli̊ Aḥmad Pas̲h̲a, against whom, although he had been at one time his fellow balṭad̲j̲i̊, he had used all his power o…

Muḥammad Pas̲h̲a, Elmas

(294 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, grand vizier, was born about 1660 in a village near Sīnūb as son of a ship’s captain. After having been attached to the service of the Pas̲h̲a of Tripolis, he was educated in the k̲h̲aṣṣ oda of the palace and became in 1687 silaḥdār; soon afterwards he became nis̲h̲ānd̲j̲ī and obtained the rank of vizier. In Aḥmad II’s reign he was Pas̲h̲a in Bosnia, but did not yet play a prominent part, though he is said to have been one of that sulṭān’s favourites. After Muṣṭafā II’s accession he was appointed ḳāʾim-maḳām of the imperial stirrup and, when a revolt of the Janissaries had cost the g…

Ḳaraferiya

(365 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, a small town in Macedonia, situated about 40 miles to the S. W. of Selānīk, on the Ana Dere, a tributary of the Ind̲j̲e Ḳara Ṣu, in the neighbourhood of the Gulf of Salonica. The ancient Greek name is Βέροια, in modern Greek Vérria (Slav. Ber), to which form the Turks have added the adjective Ḳara. According to the Byzantine authors the town was sacked as early as 1331 by Turkish pirates belonging to the country of Ḳarasī. They landed with 70 ships and laid waste the region of Vérria and Traja…

al-Nīl

(6,638 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, the river Nile. The Nile is one of the large rivers which from the beginning have belonged to the territory of Islām, and the valleys and deltas of which have favoured the development of an autonomous cultural centre in Islāmic civilisation. In the case of the Nile this centre has influenced at different times the cultural and political events in the Muḥammadan world. Thus the Nile has, during the Islāmic period, continued to play the same part as it did during the centuries that preceded the coming of Islām. The name al-Nīl or, very often, Nīl Miṣr, goes back to the Greek name Νεĩ…

ʿOt̲h̲mān II

(843 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, sixteenth sulṭān of the Ottoman empire, was born on the 19th Ḏj̲umādā II 1012 (Nov. 15, 1603; cf. Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, i. 56), the son of Sulṭān Aḥmad I. After the death of his father in Nov. 1617, the brother of the latter had been proclaimed sulṭān as Muṣṭafā I [q. v.] but ʿOt̲h̲mān, taking advantage of the weak character of his uncle and supported by the mufti Esʿad Efendi and the Ḳi̊zlar Ag̲h̲a Muṣṭafā, seized the throne on Feb. 26, 1618 by a coup d’état. The youth of the new sulṭān at first assured the pr…

Med̲j̲elle

(658 words)

Author(s): Kramers, J. H.
(a. mad̲j̲alla). Under this name the Civil Law Code of Turkey; is generally known it is an abbreviation of Med̲j̲elle-i aḥkām-i ʿadlīye. The elaboration of this Civil Code took place between 1869 and 1876 and was a part of the legislative programme of the Tanẓīmāt [q. v.]. It had been preceded by a Penal Code (1858) and a Commercial Code (1861), but, while these two codifications had been based in a large measure on the laws of European countries, the Med̲j̲elle was a codification of that part of Ḥanafite fiḳh, which treats of obligations ( muʿāmalāt). The codification was done by a commi…

Murād III

(1,253 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, twelfth ruler of the Ottoman Empire, was born on the 5th Ḏj̲umādā I 953 (4th July 1546; Sid̲j̲ill-i ʿot̲h̲mānī, i. 76) as son of the later sulṭān Selīm II and the k̲h̲āṣṣekī Nūr Bānū. He arrived at Constantinople on Dec. 21st, 1574, after Selīm II’s death and reigned until his death on January 16, 1595 or a few days later. His reign is not characterized by great conquests in Europe. The peaceful relations with Austria were officially maintained; peace was several times confirmed (in 1575 and 1584) by a new treaty and by extraordinary…

K̲h̲arpūt

(1,700 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, a town in Turkish Armenia, built on a rock to the north of a great plain in the area bounded by the west and south by the Euphrates, in the north by the Murād Ṣu and in the east by the chain of the Armenian Taurus; the site of the town itself lies in the Antitaurus. From the time of Diocletian this territory formed part of the Armenian districts incorporated in the Roman Empire and from the time of Justinian to the Roman province of „Fourth Armenia” which occupied the banks of the Arsanias (Murād Ṣu) and which the earliest Arab geographers still ¶ knew under this name. This district is often rec…

Muḥammad Pas̲h̲a, Lala

(381 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, grand vizier under Aḥmad I. He was a Bosnian by origin and a relation of Muḥammad Soḳolli Pas̲h̲a. The year of his birth is not given. After having had his education in the palace, he was mīr-ak̲h̲or and became in 1595 ag̲h̲a of the Janissaries. Two years later he took part in the Austrian wars as beylerbey of Rūm-ili and was commander of Esztergom (Gran; Turkish: Usturg̲h̲on) when this town capitulated to the Austrian army in September 1595. During the following years Lala Muḥammad was several times ser-ʿasker in Hungary and when, in July 1604, the grand vizier Yawuz ʿAlī had di…

Osrūs̲h̲ana

(739 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, the name of a district in Transoxania. The form Osrūs̲h̲ana is the best known although Yāḳūt (i. 245) says that Os̲h̲rūsana is preferable. In the Persian versions of the text of al-Iṣṭak̲h̲rī and in the Persian text of the Ḥudūd al-ʿĀlam (ed. Barthold) we find more often Surūs̲h̲ana while Ibn Ḵh̲urdād̲h̲bih sometimes has S̲h̲urūsana; the original form may have been Srōs̲h̲ana. This district lies to the northeast of Samarḳand between this tow D and Ḵh̲od̲j̲and, to the south of the Sīr Daryā (Saiḥūn) so that it forms the approach to th…

Sahl b. Hārūn

(1,009 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, an Arab author and poet who flourished at the end of the second and beginning of the third century a. h. (= beginning of the ninth century a. d.). According to the Fihrist, he was of Persian descent and born in Dastmaisān, between Baṣra and Wāṣiṭ. Al-Ḥuṣrī makes him come from Maisān, which is quite near it, and gives him also the kunya Abū ʿAmr (on the margin of the ʿIḳd, ii. 190). The name of his grandfather is variously given: Rāmnūy, Rāhyūn (both in the Fihrist) or Rāhīyūnī (al-Ḏj̲āḥiẓ, Kitāb al-Bayān, i. 24; cf. also van Vloten’s note to p. 10 of his edition of al-Ḏj̲āḥiẓ’ Kitāb al-Buk̲h̲alāʾ). S…

Ḳūṣ

(498 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, a town in Upper Egypt on the east bank of the Nile. The form Ḳūṣ (Ḳūs in al-Farg̲h̲ānī and Ibn Rusta) comes from the Coptic Kōs (or Kōs Berbir) which a popular etymology later connected with the Coptic verb meaning “to bury”. In the Roman period the town was ¶ called Apollinopolis Parva and sometimes Diocletianopolis. In the early centuries of Islām, Ḳūṣ seems to have been of much less importance than the adjoining town of Ḳifṭ [q.v.]. Some of the early geographers like Ibn Ḵh̲urdād̲h̲bih do not mention it although it is found in the tables of al-Ḵh̲wārizmī (ed. by von Mžik, p. 9) and al-Fa…

Muṣṭafā Pas̲h̲a Bairaḳdār

(699 words)

Author(s): Kramers, J. H.
, Turkish grand vizier in 1808, was the son of a wealthy Janissary at Rusčuḳ, born about 1750. He distinguished himself in the war with Russia under Muṣṭafā III, and acquired in these years the surname of bairaḳdār. After the war he lived on his estates near Rusčuḳ, and acquired the semiofficial position of aʿyān of Hezārgrād and later of Rusčuḳ. With other aʿyāns he took part in an action against the government at Adrianople, but became finally a reliable supporter of the government. ¶ Having already received the honorary offices of ḳapi̊d̲j̲i̊ bas̲h̲i̊ and of mīr ak̲h̲or, he was, in 1806,…

Ṣolaḳ

(194 words)

Author(s): Kramers, J. H.
was the name, in the old military organisation of the Ottoman Empire, of the archers of the Sulṭān’s bodyguard. The word ṣolaḳ is an old Turkish word meaning “left-handed”. The relation of this meaning to that of archer is not quite clear. The solaks belonged to the Janissaries, of which they formed four orta’s (60th -63rd), each of 100 men under the command of a Ṣolaḳ Bas̲h̲i̊, and two lieutenants ( rekiab ṣolag̲h̲i̊). They were, however, used exclusively as bodyguards, a duty they shared with the peik’s [q. v.]. They had the same uniform as the Janissaries, except that they wore a cap ( uskiuf) …
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